CHOUKRI VIVANT !

Voici trois versions en Arabe, Français & Castellano. Textes en hommage à notre Camarade Choukri Belaïd, assassiné le 6 février 2013.

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Choukri, un an après par Rashid SHERIF

“Morir por la Patria es vivir” *

Il y a certainement plusieurs manières de mourir. L’année qui vient de s’écouler enregistre, comme si c’était la veille, plusieurs morts à la suite du devoir patriotique. Toutefois, citant en l’occurrence le nom de Choukri Belaïd et tant d’autres, s’agit-il à proprement parler de mort?

Tout d’abord Choukri fut assassiné et non pas mort comme le commun des mortels s’y attend. Ensuite, ce vil assassinat minutieusement préparé, annoncé au grand jour, fut et demeure un crime d’État. Du ministre de l’Intérieur à d’autres membres de la Choura d’Enahdha, tous menaçaient ouvertement la vie de Choukri, ce qui est déjà en soi un délit pénal dans un État de droit. Rien d’étonnant alors à ce que le doigt accusateur de ce meurtre soit dirigé vers Enahdha. La responsabilité politique et morale de ce crime et d’autres encore en incombe aux gouvernements de la Troïka I & II au complet –Enahdha en tête- outre la responsabilité pénale d’hommes de mains, commanditaires, conspirateurs, co-responsables locaux et de l’extérieur cachés derrière un écran de fumée. Choukri Belaïd les hantera pour longtemps. La clameur populaire pour sa part ne cesse de s’élever jour après jour depuis un an pour réclamer justice.

Choukri, notre Choukri, celui que son père ‘Am Salah a qualifié de Fils de la Patrie, est vivant à jamais envers et contre la furie au grand jour des assassins et les commanditaires haineux. La figure emblématique à la fois humaine et politique de ce digne fils ne cesse de s’agrandir à mesure que les années passent. Dans sa profonde humilité par ses origines et son caractère, il ne pouvait s’y attendre quoiqu’il fût conscient du péril qui guettait sa vie dédiée à la cause patriotique.

Pour les orphelines, ses filles qu’il chérissait, sa famille, ses camarades, ses amis, ses voisins et ses collègues, son absence physique reste cuisante ; tandis qu’il demeure présent affectivement et plus que jamais efficace en avant-garde sur le terrain de la lutte politique.

A vouloir avec autant d’acharnement public la tête de Choukri : leur faisait-il peur à ce point ?

Pourtant cet avocat au large sourire affable, défenseur désintéressé de la cause des plus démunis –y compris le dossier tabou des « islamistes » pourchassés par l’ancien régime– n’avait jamais échangé menace pour menace. Homme empreint de justice et de droit, il était certainement la personne la plus éloignée par le verbe et l’acte de toute violence. Celle-ci, disait-il avec clarté, ne sert que les intérêts d’Enahdha. Il avait même la veille de ce matin fatidique du 06 février appelé à une concertation nationale contre la violence.

En quoi donc ce militant éminent de la cause patriotique pouvait-il déranger les intérêts de cette mouvance pseudo religieuse ?
Quels seraient les dividendes de ce crime couvert à nos jours par de faux-dévots entachés de soupçon et par un secret d’État sous contrôle d’Enahdha ?

Boom for Boomerang
Farhat Hached se savait également menacé pour cette même cause patriotique. Et ce n’est nul hasard que le peuple en deuil et en révolte ait brandi les images jointes de Belaïd et Hached. A un demi-siècle de distance, tous deux furent abattus par les balles ennemies, l’un par le fait criminel de l’État Français, l’autre par le truchement de l’État tunisien infiltré par une organisation obscure affiliée à une fédération internationale du crime. Cette mouvance crypto-politico-religieuse entretient à dessein la confusion entre politique et religion comme fonds de commerce couvrant sa vacuité par cet ersatz idéologique (sic !). Elle brandit en permanence contre le peuple insoumis l’abjecte menace de la terreur « Nous ou le Chaos ! », ce qui lui a valu en Egypte de déboucher sur sa fin longtemps annoncée en tant qu’organisation terroriste.

L’assassinat de Farhat Hached a précipité ce que les auteurs de ce crime voulaient éviter par la terreur, soit l’indépendance d’un pays en révolte contre la domination coloniale. L’assassinat de Choukri Belaïd s’est également retourné contre ses auteurs en boomerang. Ce fut un choc émotionnel induit visant par la terreur l’aspiration du même peuple insurgé à la réalisation du droit au travail, à la liberté et la dignité nationale. Or, par centaines de mille, les manifestants(es) spontanés(es) en révolte ne s’y sont pas trompés(es). Femmes, hommes de tout âge se sont lancés(es) dans les rues à travers tout le pays par une journée de grisaille et de deuil national. Tout un peuple devint la cible collective de ce crime à travers la personne singulière de Choukri, vigilant défenseur sans mandat de leurs droits converti en martyr, un être soudain proche même de qui ne le connaissait pas, le pleurant pourtant à chaudes larmes.

Ce crime réactivé et renforcé six mois plus tard dans les mêmes circonstances par l’assassinat de Mohamed Brahmi, a fait voler en poussière le rêve d’Enahdha et non pas celui du peuple insurgé identifié avec Choukri Belaïd. Cette mouvance d’un wahabisme au rabais associée au crime politique avait abusé de tant de stratagèmes :
mystifier, éreinter, menacer, distraire, duper, démobiliser, stresser, déprimer, appauvrir le peuple afin de le soumettre; pire encore, miner l’État, vœu du combattant Hached, pour le substituer par la futilité d’un califat des nuits orientales moyenâgeuses : en vain ! Cette lubie patriarcale théocratique n’a de place que pour eux…en songe. Nous luttons quant à nous pour une République des libertés, du droit universel à la vie équitable, la pleine et digne citoyenneté intégrée et intégrale des femmes, des hommes et des enfants.

Hached comme Belaïd en patriotes conséquents s’étaient mis pour l’un en travers de ce chemin sans gloire de l’État Français ; pour l’autre en travers du projet chimérique d’Enahdha qui a insidieusement infiltré l’État et cherché à prendre en otage tout un peuple sous la menace terroriste sciemment orchestrée. Si en Égypte la chute des frères Musulmans fut brutale, la déchéance d’Enahdha à peine amortie n’en est pas moins certaine.

Le sang généreux des martyrs comme le sang qui a coulé parmi les membres des Forces Armées et la Sécurité Nationale ne sèchera ni ne pourra être lavé car il coule et coulera à jamais à travers le battement régulier des veines de citoyens(nes) dont la fibre patriotique continuera de stimuler la défense énergique et vitale des droits légitimes et effectifs de ce peuple au travail, à la liberté et la dignité nationale selon les termes clairs et vibrants des insurgés(es) depuis 2008 à Gafsa jusqu’au 14 janvier 2011 et pour les générations à venir.

Un idéal incarné
Ainsi, ce 06 février n’est pas l’occasion de cérémonies mortuaires ni de discours élégiaques. Évoquer le nom de Choukri au quotidien c’est faire appel à tant de choses communes qui demeurent attachées à sa présence chaleureuse, la force des idées qu’il incarne avec l’ardeur de la conviction intime et l’engagement entier dans la voie ouverte par les précurseurs de la lutte de libération des peuples. Animé d’une grande énergie, la passion du changement, sachant sa vie menacée il montrait une grande hâte à mettre en place des structures, à élaborer des stratégies les yeux rivés sur un horizon à la manière des poètes et des visionnaires.
Sa chaude voix mise au service des laissés-pour-compte s’amplifie en écho auprès des couches sociales moyennes patriotiques appauvries, solidaires des damnés de cette terre, en fonction d’un projet de pays pour toutes et pour tous où se conjuguent équité avec dignité et liberté.

Par sa fougue léonine, son courage à la fois physique et intellectuel, Choukri était donc perçu comme une menace par Enahdha à l’issue d’une insurrection populaire sans guide. Sa figure politique émergeait sur la scène nationale de plus en plus charismatique portée par le souffle de l’harmattan d’un peuple encore révolté. Par sa clairvoyance de la nécessité impérieuse d’actualiser in situ, ici et maintenant, analyses et perspectives, il facilitait l’inclusion des forces du changement à la mesure des défis du jour, contre la rigidité des dogmes et les tendances passéistes issues des obédiences stériles encore vivaces importées tant du Nord que de l’Est. Choukri essayait avec audace une voie originale alternative de renaissance politique en fonction d’une plateforme commune: tout d’abord l’urgence pour sauver la patrie en danger et dans la foulée un projet commun de pays à long terme articulé sur des propositions de programmes réalistes, cohérents et congruents. Il devenait ainsi un rassembleur national des forces vives par sa claire vision d’un pôle patriotique dépassant les clivages attardés du sectarisme partisan et l’oblitération idéologique du siècle précédent.

En cela Choukri ne pouvait qu’être perçu non pas comme un simple adversaire politique mais bien plus –pour leur déshonneur–, l’ennemi principal de ces faux-dévots, un ennemi à abattre physiquement montré du doigt en public plus d’une fois à la vindicte de leur horde. Ces récupérateurs des luttes populaires ont infiltré les rouages de l’État, retiennent la population en otage sous la menace des milices fascistes et du terrorisme introduit sur le sol national par leur biais dans les mosquées et les montagnes. Ils s’agglutinent au sein d’une lamentable ANC illégitime du fait de son mandat périmé, limité à un an pour rédiger une nouvelle constitution.

Une justice transitionnelle instaurée en bonne et due forme, sans tricherie, se doit d’ouvrir le chapitre infâme des actes passés et présents des membres de cette mouvance wahhabite dénommée en dernière date Enahdha, et mettre en lumière ses complicités étrangères.

Les générations actuelles et les suivantes animées d’une fibre patriotique interpellent et continueront sans cesse d’interpeler Choukri sur de multiples sujets. Dans la mesure où il transcende sa propre formation politique, il incarne à jamais la passion du changement, la conscience du temps présent qui exige une agilité mentale pour la créativité et l’innovation des stratégies de lutte. Le besoin du changement s’inscrit dans la conscience citoyenne pour être traduit dans le réel quotidien par la lutte continue du peuple insurgé.

Choukri pourra parfois fournir une réponse de sa propre voix. Rebelle, il encouragera la révolte légitime des femmes et des jeunes à l’avant-garde du processus insurrectionnel populaire frustré et tronqué. Dès lors, leur lot générationnel est d’arracher le droit légitime à reconstruire une patrie équitable et souveraine, tout en poursuivant leur quête infinie de liberté sans frontières.

Choukri Belaïd l’Africain, descendant de Jugurtha, s’inscrit dans la lignée des martyrs de la cause de la libération des peuples tels Patrice Lumumba, Mehdi Ben Barka et Amilcar Cabral, deux éminents patriotes africains assassinés par les ennemis de l’Humanité, par le biais de misérables laquais locaux au service des puissances impériales occidentales.

Tunis, pour le 06 Février 2014
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* “Morir por la Patria es vivir” –Hymne National Cubain: [Mourir pour la Patrie c’est vivre]

شكري سنة بعد

** »الإستشهاد في سبيل الوطن هو الحياة »

هناك عدة طرق تنجر عنها الوفاة. وقد سجل العام المنقضي – وكأني به
البارحة – عدة وفايات من أجل الوطن. وأما فيما يخص وفاة شكري بلعيد وغيره فهل يجب أن ننعتها بالموت حقا ؟

ففي البداية إن شكري بلعيد قد وقع إغتياله وهو ليس بميت مثل الآموات العاديين . وهذا الإغتيال الشنيع قد دبر بحنكة وأعلن عليه في واضح النهار وهو يوصف بجريمة دولة. وقد هدد وزير الداخلية وبعض أعضاء مجلس الشورى لحركة النهضة حياة شكري وهو في حد ذاته جريمة يعاقب عليها في دولة القانون. فلا غرابة بأن المتهم الرئيسي لهذا الإغتيال هو حركة النهضة. وإن المسؤولية السياسية والأدبية لهذه الجريمة وماشابهها تلقى على عاتق حكومتي « التريكة » الأولى والثانية وعلى رأسهما حركة النهضة بخلاف المسؤولية الجزائية للأشخاص اللذين قاموا بإرتكابها واللذين قرروها وكل من قام بتدبيرها في الداخل والخارج من بين اصحاب الخفى. وسيضل شكري بلعيد يطارد مضاجعهم الى الأبد. وما صراخ الجماهير التي ما إنفكت تطالب يوم بعد يوم منذ عام قصد إكتشاف الحقيقة بالنسبة لإغتياله ومحاكمة المجرمين لدليل على ذلك.

إن شكري بلعيد الذي تحول إلى قطعة من جسمنا وهو إبن الوطن كما يصفه أبوه « عم صالح » هو حي رغم أنف قاتلته الأشرار والذين أمروا بقتله كرها في شخصه. فإن لهذا الإبن الفذ شخصية ذات بعد إنساني وسياسي يزداد يوما بعد يوم ليصير رمزا مرموقا في البلاد. وأن تواضعه اللذي ينبع من خصاله الحميدة المتجذرة في بيئته الشعبية لم تمكنه من أن يفكرأنه سيصبح عظيما رغم أنه يعلم أنه مهدد بالموت في كل لحظة.. وأن عنايته الفائقة بإبنتيه اليتيمتين واللتين كان يحبهما كثيرا وعائلته ورفقائه وأقرانه وأصدقائه وأحبابه وجواره وزملائه الكل يشعرون بجرح مرير. ورغم غياب وجوده فإنه حيا بينهم عاطفيا وهو يواصل الكفاح وفي طليعة النضال السياسي.

فلماذا طالبوا برأس شكري وبهذه الحدة؟ فهل كان يخيفهم لهذا الحد؟ والحال أن هذا المحامي ذي الإبتسامة اللطيفة والمدافع بكل تجرد لقضايا الضعفاء وخاصة ملف » الإسلاميين » اللذين وقعت مطاردتهم من قبل العهد السابق. فلم يقابل شكري التهديد بالتهديد. وهو رجل العدل والقانون. وهو بأسلوبه كان مجرد من العنف اللفضي والمادي. وهو يصرح بكل وضوح أن العنف لا يخدم إلا النهضة. وهو قد إقترح بنفسه بضعة ساعات قبل الصباح المشؤوم في 6 فيفري عقد مؤتمر وطني ضد العنف. فما هي المضرة التي تهدد مصالح الجهة التي تصف نفسها بالدينية من وجود مناضل يعمل جاهدا لفائدة الحركة الوطنية؟ وما هي الفائدة الحاصلة من هذه الجريمة التي إرتكبها هؤلاء اللذين يصفون أنفسهم بالمتدينين تحت غطاء سر الدولة التي تقودها النهضة؟

 » لعبة البومرانق »
وفيما يخص فرحات حشاد فهو كان يعلم أنه مهدد أيضا من أجل نفس المقاومة الوطنية. فلاغرابة أن الشعب التونسي الحزين والغاضب في آن واحد والذي يتظاهر في الشوارع وهو يرفع صورتي حشاد وبلعيد في آن واحد. والمعروف أنه بعد نصف قرن نجدهما يسقطان ضحية بنفس رصاص العدو الآول إثر جريمة شنعاء إقترفتها الدولة الفرنسية والثاني على يد الدولة التونسية المخترقة من طرف مجموعة ظلمية منخرطة في فيدرالية دولية للجريمة والتي هي سببها. وهذه المجموعة لها صبغة سياسية ودينية وإرهابية تصر على الخلط بين السياسي والديني كرأس مال تجاري داخل هذه التركيبة الإيديلوجية التي ليس لها أساس. وهذا التيار يهدد الشعب الغير خاضع لإرادتها حسب المقولة  » إما الحكم لنا أو الكارثة » . وهذا ما وقع للإخوان المسلمين في مصربعد إسقاطهم كمجموعة إرهابية وهي نهايتهم المتوقعة.

قد عجل إغتيال فرحات حشاد ما كان يفكر فيه اصحاب هذه الجريمة أن لا يؤدي إلى إستقلال البلاد المنطفض ضد السيطرة الإستعمارية وذلك عن طريق الإرهاب. أما إغتيال شكري بلعيد فتحول ضد مقترفيه رأسا عن عقب مثل لعبة « البومرنق ». وقد أحدث هذا الإغتيال صدمة عاطفية عمدا من جراء هذا الإرهاب داخل هذا الشعب الذي قام بانتفاضة من أجل الحق في العمل والحرية والكرامة الوطنية. وبالعكس فقد خرجت بكل تلقئية ونقمة ألوف الرجال والنساء من كل الأعمار في الشوارع وفي القرى في يوم حالك لحداد قومي. فشعر هذا الشعب أنه هو المستهدف الرئيسي بهذه الجريمة عبرشخصية شكري بلعيد الفذة وهو الذي دافع هذا الأخيربكل يقظة وبدون توكيل على حقوق هذا الشعب حتى صار شهيدا وهو قريب حتى من الذين لا يعرفونه واللذين أطلقواعليه دموعهم الحارة.

ولم تمضي إلا ستة أشهرعلى إستشهاد شكري بلعيد حتى تكررت هذه الجريمة مرة اخرى بنفس الطريقة في شخص محمد البراهمي النائب سابقا بالمجلس الوطني التأسيسي. فذهب بفعل هذا الصنيع حلم النهضة غبارا باستثناء حلم الشعب المنطفض والممثل في شخص شكري بلعيد. هذه الحركة الموصوفة بالوهبية الدنيئة والمبنية على الجريمة السياسية وهي في ذات السياق تخدع وتفشل وتغط وتغش وتنفر وتعقد وتنهروتهدد وتفقر الشعب للسيطرة عليه. والأخطر أنها تريد الإحباط بالدولة التي حلم بها حشاد لتحل محلها خلافة القرون الوسطى. لكن هذا السراب الديني والذكري ليس له مكان إلا في حلمهم. أما نحن فإننا نناظل من أجل إرساء جمهورية الحريات والحقوق الكونية والحياة الكريمة والمواطنة الكاملة والمندمجة للنساء والرجال والأطفال. حشاد وبلعيد هما وطنيان الأول تصادم مع الدولة الفرنسية والثاني ضد المشروع الظلامي لحركة النهضة. وهو مشروع أرادت النهضة أن تخترق به وبخداع الدولة التونسية. وهي تحاول أن تجعل الشعب التونسي بأكمله رهينة تحت تهديد إرهابي مبرمج من قبل. إذا كان سقوط الإخوان المسلمين في مصرمثل الصاعقة فإن إنحلال النهضة ولوبطئ قد صارمتأكدا.
إن الدم السخي للشهداء هو مثل الذي سال بين قواتنا المسلحة من جيش وأمن وطني وهولا يجف أبدا ولا يمكن غسله لأنه يجري وسيجري دائما في عروق المواطنين والمواطنات حسب دقاتها واللذين يتمتعون بحس وطني كبيريمكنهم من الدفاع بشراسة على الحقوق المشروعة والمواطنة لهذا الشعب الذي نادى بالشغل والحرية والكرامة الوطنية طبقا لمطالب اصحاب الإنتفاظة بدية من عام 2008 بالحوض المنجمي في قفصى وحتى إلى يوم 14 جانفي 2011 وهذا الدفاع سيشمل ايضا الأجيال القادمة.

المثال المتجسد
إن يوم 6 فيفري لا يكون يوم إحياء ذكرى أموات ولايكون فرصة لإلقاء خطب للرثاء. والتذكير بإسم شكري في كل يوم هو بمثابة النداء لما يجمعنا من اشياء مشتركة بيننا والتي هي متصلة بخصاله الحميدة وقوة أفكاره المنحصرة فيه أسوة بما قام به أسلافنا في النضال لتحرير الشعوب. فكانت تحدو شكري طاقة عظيمة وكذلك إستباق بما سيحدث له. وكان يريد الإسراع لإحداث البنية الأساسية للكفاح وخلق الإستراجيات وكانت عيناه ترنو الى الأفق مثله مثل الشعراء والمتنبئين بالمستقبل. فكان صوته الرخيم قد وضعه منذ عقود في سبيل الضعفاء وهو يعلو ويجد صداء لدى الطبقات الإجتماعية الوسطى والوطنية والتي وقع تفقيرها وهي متعاطفة مع الكادحين في الأرض وذلك بغية إحداث برنامج وطني للجميع متصف بالعدالة والحرية. وكان شكري بحماسه الوقاد وشجاعته البدنية والذهنية قد جعل حركة النهضة تشعربتهديده لها إثر الإنتفاضة الشعبية التي حدثت في هذا الوطن بدون قيادة. وكان ظهوره على الركح الوطني تقوده أكثر فأكثرلشئ من « الكاريزمة » داخل هذا الشعب الثائر. وهو كان يسهل ببعد نظره دراسة الأوضاع لتحيينها ولتجديد التحاليل والأبعاد مما يسهل تجميع قوى التحول حسب التحدي اليومي وضد الركود والعقائد الجامدة والآتية من الغرب والشرق. وكان شكري يحاول بجرأة إيجاد طريق استثنائية لإحياء العملية السياسية حسب قاعدة جامعة : في أول الأمرإنقاض سريع للوطن في حالة خطروثانيا اقتراح مشروع للبلاد على المدى الطويل تنبثق منه برامج واقعية ومنطقية. وهكذا كان يجمع القوى الحية بطريقته الإستشرافية لتمكينها من قطب وطني يخترق مختلف النظريات التقسيمية والإيديولوجات المعقمة التابعة للقرن السابق.

وهكذا فكان لا يعتبر شكري كخصم سياسي عاديا بل كعدورئيسي بالنسبة لاصحاب التقوى الغالطة وكعدو يجب القضى عليه جسديا وهو ينعت عليه بالأصابع في الأوساط العمومية للإنتقام منه بيدي المرتزقة . وقد وقع الخرق من طرف هؤلاء الأعداء داخل الدولة وهم يهددون الشعب بميلشياتهم الفاشية وعبر الإرهاب الذي مكنوه من الدخول إلى أرض الوطن وذلك عن طريق المساجد والجبال. وهم يتشبثون بإنتمائهم الى مجلس قومي تأسيسيي بعد خلوه من الشرعية المقدرة قانونيا بعام لصياغة دستور جديد.
فيجب إحداث عدالة إنتقالية بأتم معنى الكلمة بدون غش وذلك لفتح ملفات الظلم سابقا وحاضرا بالنسبة لأعضاء الحركة الوهابية المسمة بحركة النهضة وشركاءها بالخارج.
وستنجز الأجيال الحاضرة والتي تليها ذات الحس الوطني منادية شكري ولا زالت تناديه في المواضيع المختلفة. وبما أنه يفوق حزبه من الناحية الإشهارية فهو يجسد إلى الأبد إرادة التحول وضمير الحاضر الذي يتطلب سرعة التفكير من أجل الإختراع وبالنسبة لخلق ستراتجية الكفاح. وبوادر التحول هي صارت مجسدة في الأفكار للإستعمال اليومي للنضال المستمرالخاص بالشعب الثائر. ويمكن لشكري أن يقدم جوابا أحيانا بواسطة صوته. وبصفته كمتمرد فهو يشجع العصيان الشرعي للنساء والشباب في الخط الأمامي لسير الإنتفاضة الشعبية التي سرقت من اصحابها. فعلى هؤلاء أن ينتزعوا الحق الشرعيلإعادة بناء وطن عادل وسيد وهم ينشدون الحرية بدون حدود.
وهكذا يكون شكري بلعيد الإفريقي والمنحدر من سلالة « يوغرطة » قد سجل إسمه على قائمة شهداء الكفاح الوطني والقاري لتحرير الشعوب بعد « بتريس لوممبا »و »أملكاركبرال » أحدي القوميين اللأفارقة الذين أغتيلوا من طرف أعداء الشعوب وهم بعض المتورطين الأشقياء المحليين المواليين للسلطات الأمبرالية الغربية.
تونس في 6 فيفري 2014

رشيد الشريف*
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*مواطن مستقل
**فقرة من النشيد الوطني الكوبي

Choukri, al año por Rashid SHERIF

“Morir por la Patria es vivir” *

Hay varias formar de vivir como de morir, por cierto. El año que acaba de transcurrir, como si fuera ayer, se ha llevado su cuota de tantos muertos por cumplir el deber patriótico. Sin embargo, al nombrar Choukri Belaïd y otros más ¿acaso se puede llamarlos muertos?

Ante todo, Choukri fue asesinado y no ha muerto como el común de los mortales. Luego, éste asesinato abiertamente anunciado, preparado con minucia, ha sido un crimen de Estado. Desde el Ministro del Interior hasta miembros del cenáculo “islamista” en el poder, todos aquellos amenazaron abiertamente su vida, lo que en un Estado de derecho constituye de por si un delito penal. Por consiguiente no es de extrañar ver el dedo acusador dirigirse hacia el movimiento “islamista” Enahdha. En todo caso, la responsabilidad moral y política de tal crimen –entre otros más- recae sobre los dos gobiernos de la llamada troïka dominada por Enahdha, además de la responsabilidad penal directa de los matones, comendatorios, conspiradores y co-responsables locales y extranjeros que se esconden detrás de una cortina de humo. Por cierto, Choukri mártir atormentará sus días y noches. Mientras el bravo pueblo no deja un día por clamar justicia.

Choukri, el nuestro, al que su padre “Tio Salah” llamó Hijo de la Patria, es y seguirá vivo a pesar de la furia de sus asesinos y el odio de los comendatorios. La figura emblemática de este digno hijo, humana y política, se agranda con el pasar de los días, hoy cumpliendo un año ya. Tan sencillo y humilde –originario del abandonado noroeste del país, crecido en un rancho alrededor de la capital-, Choukri no se imaginaba alcanzar un destino de grandeza mientras sabia su vida en peligro.

Para las niñas huérfanas, sus pequeñas a las que tanto quería, para su familia, sus camaradas, sus amigos, sus vecinos y sus colegas la ausencia física de Choukri es tan cruel. Mientras su figura sigue y seguirá presente emocionalmente y con intensidad al estimular la lucha.
Por exigir con tanta rabia la cabeza de Choukri, cabe preguntarse ¿hasta qué punto puede haber alcanzado el odio de esa gente, el miedo o la amenaza que podían percibir?

Aquel abogado con sonrisa amplia y afable, conoció la pobreza y murió sin tener bienes materiales. Fue defensor desprendido de la causa de los débiles, los empobrecidos –y hasta aquellos mismos “islamistas” perseguidos por el régimen anterior, vueltos hoy sus enemigos más despiadados–, aquel ser humano pues jamás respondió al insulto y la amenaza con la misma moneda. Hombre de ley y justicia, era seguramente el más ajeno a toda violencia, verbal o física. Declaraba precisamente la víspera de su asesinato que solo Enahdha beneficia de la violencia. Aquella misma noche propuso la organización de un fórum nacional contra la violencia.

Entonces como contestar la pregunta ¿en qué éste eminente patriota podía amenazar los intereses de Enahdha? ¿Cuál serían los beneficios de su eliminación física a manos de esa oscura agrupación, la que hace uso abusivo del Islam como negocio propio para acapararse del poder del Estado y cubrir sus fechorías?

Boom por Boomerang
Farhat Hached, aquel patriota fundador a finales de los años 40 de la Unión General de los Trabajadores Tunecinos (UGTT) y militante aguerrido de la lucha independentista fue asesinado a mano de un comando del Estado francés, como se ha revelado ya por documentos oficiales de alto secreto. A unos cincuenta años de distancia cae otro patriota de la lucha de liberación nacional a mano de esbirros protegidos por un gobierno transicional que ha infiltrado el Estado. Nada de extrañar ver al pueblo manifestando el día del sepelio de Choukri con su retrato en alto junto al de Hached. Los dos patriotas fueron abatidos por balas enemigas. El claro objetivo de estos asesinatos era sembrar el mayor terror en el seno de la población. El jefe de Enahdha declaró: “! Nosotros o el caos!”. El mismo propósito del terror y la misma sentencia fueron utilizados por los Hermanos Musulmanes en Egipto, lo que en poco tiempo les causó una derrota estrepitosa anunciada.

Mientras el asesinato de Farhat Hached de hecho intensificó el ardor popular anticolonial; a su vez el crimen contra Choukri Belaïd volcó a las calles cientos de miles de ciudadanos(as) a través todo el país como respuesta al intento de romper la rebeldía popular a través del martirio de Choukri. Fue llorado en una gigantesca comunión con lágrimas de dolor y rabia en un día nublado y frio. Ahora bien, por un efecto boomerang, cayó en ese día el gobierno dominado por Enahdha llevando también al entierro el llamado “Islam político” made in USA.

Circunstancia agravante: apenas seis meses más tarde, del mismo modo se reanudó el crimen con el asesinato de Mohamed Brahmi, miembro de la Asamblea Nacional Constituyente (ANC) y del Frente Popular. Era demasiado. Con un nuevo efecto boomerang, cayó el segundo gobierno de Enahdha haciendo volar su sueño en pedazos. Se paralizaron las actividades de la ANC. En pleno calor veraneo se llevaron a cabo día y noche movimientos de resistencia activa a través todo el país. Allí si, Enahdha tembló y trató de salvar la cara antes de rendirse ante la mayor presión del pueblo con mujeres y jóvenes al frente recordando los días de la insurrección popular. Se creó con urgencia una instancia del dialogo nacional (entre partidos representados en la ANC) por iniciativa y dirección de la UGTT, la UTICA sindicato patronal, organizaciones de la sociedad civil con amplio respaldo de movimientos sociales patrióticos enfrentando Enahdha y sus secuaces. Luego de tediosas negociaciones, no le quedó más remedio a Enahdha sino dejar el poder evitándose una tragedia a la egipcia. Actualmente, un sexto gobierno transicional formado por tecnócratas sin filiación partidista tiene el mandato de remediar en algo el paso de Enahdha por el aparato del Estado y asegurar el proceso electoral hacia la secunda república.

Haciendo del Islam su negocio privado, Enahdha de corte wahabita (secta religiosa originada en Arabia Saudita, ahora con fuertes apoyos de Qatar) había abusado de tantas artimañas para tratar en vano socavar al Estado y someter al pueblo con acciones tales como: mistificar, agotar, amenazar, forzar, distraer, engañar, torturar, corromper, aterrorizar, asesinar, desmovilizar, doblegar, estresar, deprimir y por ultimo empobrecer al pueblo con una economía al suelo y la bancarrota financiera. De nada le valió. Túnez es un país mediterráneo de modesta superficie, con un pueblo pacífico más sin embargo aguerrido, animado por miles de años de lucha contra los invasores. Recordemos en particular la invasión árabe en el año 647 responsable de un verdadero genocidio de los pueblos originarios del norte de África, judíos e Imazighen (mal llamados Bereberes por los europeos), la cual fue enfrentada con valor por décadas las armas en la mano.

En los dos últimos años con Enahdha en el gobierno transicional, Túnez ha vivido por primera vez en su historia crimines políticos de Estado, infiltraciones de armas de guerra y grupos terroristas desde Libia, agresiones contra civiles por milicias “islamistas”, graves crisis sociales y políticas, un desmoronamiento de la economía y la moneda del país, un auge del contrabando y la corrupción, la muerte en alta mar de miles de jóvenes ahogados, tratando de emigrar hacia Europa. Otros miles de jóvenes adoctrinados en mezquitas fueron llevados a la muerte en Siria como mercenarios junto con muchachas para servirle de esclava sexual. Los ataques terroristas de los “jihadistas” en el llano y las montañas han costado ya decenas de vidas en las Fuerzas Armadas. Con todo, el pueblo firme ha resistido día a día apoyado cada vez en el auge de los movimientos sociales patrióticos, los cuales están alcanzando mayor eficiencia y prestigio, más sin embargo no así los partidos tradicionales. Precisamente, estos movimientos sociales, con mujeres y jóvenes al frente, son los que han salvado la nueva constitución -recién promulgada- de un verdadero desastre a mano de estos “islamistas” retrogradas, reaccionarios, los que dominan con mayoría relativa los escaños en la ANC.

Tanto Hached como Belaïd habían organizado la resistencia patriótica: el uno en contra del Estado fascista y colonialista francés; el otro en contra del proyecto criminal y anti-patriótico de Enahdha infiltrando el Estado y tomando al pueblo como rehén por su terrorismo. Mientras la caída de los Hermanos Musulmanes desde el poder en Egipto fue rápida y estrepitosa, la de su rama en Túnez, Enahdha en el poder, ha sido una caída amortiguada pero fatal.

Enahdha y sus degenerados “salafistas” casi llegan en desfigurado al Islam. Su sueño era levantar un califato islámico patriarcal teocrático sin fronteras sobre las ruinas de los Estados nacionales actuales desde el Atlántico africano hasta el Golfo Pérsico. Demasiada casualidad para ser casual, ese intento converge y coincide con el plan USA-Israel del llamado Nuevo Gran Medio Oriente. Mientras el sueño de nuestro pueblo avanza paso a paso hacia una Patria soberana, una republicana laica, respetando todas las religiones, basada sobre las libertades, el derecho de vivir en paz una vida digna, equitativa para mujeres, hombres y niños.

Un ideal encarnado

“Hay hombres que hasta después de muertos dan luz de aurora”
José Martí

Este 6 de febrero no se presta a ceremonias mortuorias ni discursos elegíacos. Es un día del recuerdo en forma de movilización mayor de las energías por emprender iniciativas concretas, diarias, creativas en todos los terrenos de la vida social, económica, política y cultural. Es un día en que los partidos en su mayoría ineficientes deben echar un paso atrás para reconocer el protagonismo de los movimientos sociales patrióticos. Lamentos y rituales mortuorios deben cesar para celebrar la vida en su esplendor por la cual se ha derramado la sangre de los mártires cuyo sacrificio estimula generaciones de luchadores actuales y por venir.

Choukri vive. Se ha hecho pueblo. Evocar su nombre es apelar a lo nuestro común compartido a través de su voz calurosa, su gran arrojo, su pasión por el cambio, la fuerza de sus ideas encarnadas con ardor y convicción íntima que lo llevó a seguir la lucha toda su vida en la propia senda de los próceres de la independencia. Recordar a Choukri es pensar y hacer. Lo recordamos fortaleciendo el Frente Popular que él contribuyó en crear con voluntad de inclusión, avanzando con firmeza por una estrategia novedosa basada en su visión hacia una luz de horizonte como poeta y visionario. Vale mencionar un logro más de su esfuerzo unitario al movilizar en vida y más aún después de su martirio las capas sociales medias patrióticas las que participaron activamente y sin guía al proceso insurreccional popular o Intifadha al Karama.

Este 6 de febrero y demás días, un homenaje a Choukri como a tantos otros hijos dignos de la Patria asesinados o simplemente fallecidos obliga hacia un mayor compromiso en la lucha hasta alcanzar nuestra verdadera independencia y soberanía nacional.
Choukri inició algo fundamental, dejando una semilla fecunda y esencial, relacionado con la necesidad imperiosa para actualizar los análisis teóricos en función de nuevas perspectivas de lucha capaz de aglutinar de forma inclusiva las fuerzas patrióticas del cambio. Para ésta tarea teórica necesaria todavía por desarrollar con audacia y pensamiento crítico, es preciso revisitar primero las ideas petrificadas y estériles del siglo pasado con orígenes tanto europeos como orientales. Tales dogmas siguen siendo mayores obstáculos hacia la verdadera unidad de las fuerzas políticas que han salido de la clandestinidad. Si bien cayó el dictador, no así el sistema que lo sustentaba ni los esquemas rígidos de sus opositores todavía encerrados en sectarismo paranoide, atrapados en una suerte de obliteración ideológica foránea.

Choukri al frente de su pequeño partido de izquierda recién estructurado, llevaba en realidad toda una legua de adelanto en relación con sus seguidores y partidos afines. En breve, su estrategia de renacimiento político se basa en una plataforma a doble nivel interconectado: Hacer frente a la gran emergencia para salvar la Patria en peligro a mano de los “islamistas” y fuerzas neocoloniales. A la vez, de forma concomitante, articular un proyecto de país, aportando propuestas programáticas realistas, concretas, a favor de un desarrollo coherente y congruente a largo plazo. Siendo consecuente, Choukri no escatimaba esfuerzo alguno recorriendo el país de punta a punta, escuchando, orientando, tratando una y otra vez de aglomerar, convencer, unificar fuerzas sociales vivas la más amplias hacia la creación de un verdadero Gran Polo Patriótico anti-imperialista.

Observado de cerca por Enahdha, Choukri les parecía no tanto como un adversario político sino su enemigo principal, el líder político que tanto faltó durante el proceso insurreccional pero que surge ahora al fragor de la lucha popular continua. En más de una ocasión varios dirigentes oficiales de Enahdha, sus jefecillos al frente de mezquitas alentaron impunemente con discursos públicos su eliminación física. Un proceso de justicia transicional sin trampa debería un día saldar cuentas con estos delincuentes y sus mandantes en el extranjero.

Las generaciones presentes y futuras no dejarán de acudir a Choukri para orientarlas. De hecho, lo seguirá haciendo en la medida en que transciende su propia formación política, encarna el ideal patriótico, la pasión por el cambio, la permanencia del pensamiento crítico, creativo e universal. En cuanto a la generación del Intifadha, ella se ha enfrascado ya en la vida social, política y cultural con un espirito audaz e irreverente. Rebelde, Choukri a su vez les alentará en su búsqueda para hacer realidad el derecho legítimo por reconstruir el país con equidad, soberanía y libertad para todos.

Choukri Belaïd el Africano, descendiente de Jugurtha –héroe de nuestros pueblos originarios Imazighen- es de la estirpe de Patricio Lumumba, Mehdi Ben Barka y Amilcar Cabral, asesinados todos por los enemigos de la Humanidad. Ellos son nuestros héroes, mártires y guías de la lucha por la liberación nacional.

Túnez, para el 06 de Febrero 2014

* “Morir por la Patria es vivir” –Himno Nacional Cubano