Salut par le Peuple (II/fin): Les Chemins de la Libération par Rashid SHERIF

Seul le Peuple sauve le Peuple

Dans le contexte actuel de crise politique grave, l’auteur ébauche une réflexion par une série d’articles* partant du chaos et du choc émotionnel induit à la suite des assassinats politiques par les forces du Mal. Il s’agit d’une modeste contribution à l’effort commun pour entrevoir un horizon ; et d’abord débroussailler le champ du quotidien. Au fait, en quoi avons-nous besoin de nous libérer ?
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Peuple ancien, mémoire tenace

Il y a dix mille ans, dans la région de Gafsa des groupes humains précurseurs des populations originaires de l’ensemble du nord de l’Afrique, avaient eu le sens génial de l’anticipation par la culture d’une variété sélectionnée de blé sauvage. Ils surent en tirer de la farine, faire cuire leur pain au four artisanal tout comme de nos jours : Tabouna !

Du savoir faire pour la survie est née une culture millénaire de résistance aux envahisseurs d’une terre fertile trop ouverte en tête de pont sur il mare nostrum. Les hordes d’occupation avaient fini par rebrousser chemin quand elles n’ont pas été en partie du moins phagocytées par la force centrifuge d’une culture vivante inclusive en permanente mutation.

De l’art culinaire, aux modes vestimentaires, à la technique de l’habitat, au syncrétisme religieux et linguistique, à la pensée créative, nos ancêtres ont façonné un creuset civilisationnel par la reconnaissance et l’intégration de la diversité ethnique, culturelle, linguistique et spirituelle. Paradoxalement, la lutte constante pour se libérer des envahisseurs a engendré non pas une mentalité de guerriers mais bien un esprit de tolérance et d’acceptation de l’Autre. Parfois cela se traduit par un penchant pour l’hédonisme, une douceur de vivre, et en profondeur par une remarquable recherche de paix et de liberté. Toute une sagesse !

De là, notre évocation nostalgique de communautés vivant leur diversité en bonne intelligence de génération en génération dans un échange symbiotique enrichissant. Un exemple parmi tant d’autres, celui des réfugiés Andalous accueillis et parfaitement intégrés, juifs et musulmans. On y reconnait la marque de notre « tawnsa » ou tunisianité : un art de vivre la différence dans l’inclusion –encore imparfaite hélas ! par la survivance de racismes résiduels. Aux Caraïbes, terre du melting pot par excellence, faire partie du Tout se dit « aplatanado ». C’est un éloge !

De Charybde en Scylla

La colonisation, Fanon le disait bien, est un état de violence qui entraine la soumission des peuples envahis par les armes, phase dite de « pacification », suivie par l’introduction de la religion du colonisateur, sa langue et ses sous-produits culturels pour pénétrer les esprits, condition nécessaire à l’entreprise de l’exploitation des ressources matérielles et humaines.

Au stade de la résignation à un statut de sous-humanité, intervient l’intériorisation de la déchéance, l’infériorisation, la haine de soi et le rejet de son identité. Sartre en parle comme un état de névrose du colonisé « introduite avec son consentement ». Dès lors, la boucle est bouclée et les jeux sont faits. Seulement en apparence, car la « conscience malheureuse » du colonisé le pousse à briser l’image de soi à travers le regard hostile du colon par la révolte et la résistance contre l’occupant. Toutes choses qui impliquent l’identification du vrai ennemi.

Notre Histoire nous enseigne que nos ancêtres ont lutté vaillamment contre les envahisseurs de toute sorte avec des périodes de flux et de reflux. Pour mémoire, les paysans dépossédés devenus métayers à Jendouba furent les premiers à se révolter contre l’accaparement des terres et la surexploitation des premiers colons français. Plus près de nous, ce sont ces damnés de la terre, ouvriers des mines du phosphate qui finiront par susciter la lame de fond du soulèvement populaire depuis Gafsa en 2008.

Ainsi, des révoltes et des soulèvements eurent lieu bien avant et depuis l’indépendance formelle du pays, spontanées ou organisées, elles furent le fait de paysans pauvres, de laissés pour compte, d’ouvriers surexploités et aussi de jeunes asphyxiés par des régimes oppressifs.

Cette accumulation des expériences de lutte a fini par faire jaillir une éruption majeure sous forme d’insurrection populaire pacifique sans guide ni partis politiques au front. Non pas que le peuple insurgé ait rejeté un chef ou la guidance d’un parti d’avant-garde. Il se trouve que les dictatures ont appliqué l’adage selon lequel couper les têtes assèche les racines. De fait, les partis rabougris se sont retrouvés hors-jeu. Du coup les insurgés ont été à court de vision en l’absence d’une organisation structurée de leur lutte et d’une stratégie à long terme. Aussi, rien de surprenant si leur victoire leur a été volée par des forces opportunistes à l’affut qui ont su profiter de l’aubaine de ce grand vide, non sans l’appui de puissances étrangères aptes à réagir avec de grands moyens pour mettre à profit les faiblesses évidentes du mouvement populaire insurrectionnel spontané.
Mais dans tout cela, qui est donc le vrai ennemi ?

Au point où nous en sommes, inutile de battre sa coulpe ou même en vouloir aux pêcheurs en eau trouble infiltrés sous couvert de religiosité fort suspecte. Ces derniers tirent leur force de nos grandes faiblesses tant celle des insurgés comme celle des partis effrités et sans ancrage.

Davantage encore, le terreau fertile favorable à l’implantation et à la croissance du message aliénant et trompeur des faux-dévots a été facilité de longue date par les régimes précédents dont les nouveaux venus figurent de simple relai. Le mal endémique laissé en héritage depuis la colonisation à nos jours a pour site favori les régions déshéritées, de l’ancien grenier de Rome aux mines du meilleur des phosphates.

Notre véritable ennemi, le vrai, a pour noms : analphabétisme (20% de la population ! électeurs aveugles, tant il est vrai que l’ignorance tue les peuples), chômage catastrophique de diplômés et d’ouvriers, sous-développement régional, salaire de miettes, pôle d’accaparement des richesses qui enfante le pôle de la dépossession** qui engendre la malnutrition chronique, les maladies organiques et mentales curables; bref, la culture du désespoir, la misère la plus abjecte bien cachée à la vue.

Ce boomerang nous revient en pleine gueule, profite à ces faux-dévots et leurs maîtres. Évitons donc de nous tromper d’ennemi. Aussi longtemps que le pays se maintient dans la dépendance néocoloniale, rien de surprenant de patauger dans le marasme économique et social entretenu d’un régime à l’autre ; ni que le ventre de la bête sera encore fécond, selon Bartold Brecht, pour enfanter de nouveaux monstres, dictateurs et fascistes.

Faut-il encore chercher un sens à la question du besoin de nous libérer ?

Changement/Non changement

Les forces réactionnaires qui accaparent le pouvoir du gouvernement transitoire ne cachent pas leur volonté de s’y incruster pour quelques décades. Il se trouve qu’à leur dérive autoritaire et les méfaits foisonnants de leurs milices et adjoints armés outre l’atteinte à la sécurité citoyenne et celle du pays, s’y ajoute un véritable désastre de la gestion économique et sociale. Si d’aventure ils obtenaient à travers les prochaines élections un mandat par les urnes, ils en auraient acquis la légalité, condition nécessaire mais non suffisante pour l’exercice du pouvoir de l’Etat.
Car la condition nécessaire et suffisante serait de gagner le vote de la majorité des électeurs et ensuite réaliser avec intégrité les promesses faites pour recevoir l’assentiment du peuple souverain qui seul détient la légitimité du pouvoir. Une nuance de taille qui semble échapper tant à la confrérie du Caire comme celle de Tunis. Par conséquent, perdre la ratification par le peuple souverain revient à tout perdre et la légalité du vote et la légitimité du pouvoir. Ce qu’ils nomment avec dédain « la rue » c’est ce qui les guette et leur fait peur : la volonté du peuple souverain. D’ailleurs en langue castillane on parle simplement du « Soberano ».

Certains pays ont eu la sagesse d’inclure la clause du référendum dérogatoire dans leur constitution pour respecter les prérogatives du Souverain, seul juge de la gestion des administrateurs élus et seul détenteur de la légitimité de leur mandat. Au vu de la très grave crise politique actuelle sur fond de désastre sécuritaire, social et économique, il serait naïf de croire que le peuple décidera d’élire ceux qui le poussent au bord du gouffre somalien –à moins que les dès soient pipés, ce qui semble se tramer…

A l’inverse, dans des conditions d’un vote sécurisé, le peuple en souffrance voterait pour un changement libérateur, un processus de transformation à long terme. Il appartient aux forces patriotiques, celles de la politique et celles du politique* au sein du Front du Salut National (FSN) d’expliciter leur programme du changement basé non pas sur le néolibéralisme sauvage déjà connu, ni sur un partage de la plus-value. Une vue réaliste et un dénominateur commun devraient garantir à long terme un pacte social et un programme commun du FSN.

Car, la situation catastrophique du pays exige une planification alternative structurelle de l’économie. L’alliance UGTT-UTICA, fait unique dans les annales, est certainement un signe de patriotisme, de sens de l’Etat et des responsabilités historiques, un gage solide de maintien du FSN dont ils assurent le socle et la clé de voute. Le projet de gouvernement de compétences est l’instrument propice pour la mise en application d’un programme commun afin de sauver à long terme la Patrie en danger.

Le peuple organisé, vigilant et protagoniste, saura exiger la séparation des pouvoirs, établir les rôles de contre-pouvoir pour assurer la bonne marche des réformes nécessaires et leur résultat à chaque étape. Ce faisant, le peuple souverain aura tiré une coûteuse leçon d’histoire afin de se prémunir à l’avenir contre tout écueil qui mettrait en danger ses aspirations millénaires à la vie pour tous dans la paix et la liberté.

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* Cf. Série d’articles intitulés “Patria vs Kaos”, Août 2013 in blog: ww.shaahidun.wordpress.com
** Les dépossédés de Battouma. Archives Mensuelles: Juin 2013. In blog: http://www.shaahidun.wordpress.com

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Salut par le Peuple (I): Indépendance & Souveraineté par Rashid SHERIF

Seul le Peuple sauve le Peuple

Cent ans de Solitude

Il aura suffi à Enahdha deux ans à peine pour ouvrir les hostilités tout azimut sur les fronts de la vie politique, économique, sociale, sécuritaire, culturelle et religieuse du pays, dans sa tentative forcenée pour mettre un peuple au pas et les rouages de l’Etat à son service, quitte à entrainer dans sa tourmente suicidaire la destruction par le terrorisme de ses « enfants ».

Pour certains citoyens dépossédés ou appauvris ou contemplatifs amers à la mémoire fragile, les trois décades du régime bourguibien réapparaissent à travers le prisme de la nostalgie. Mieux encore, celles du régime Ben Ali fût-il décadent et mafieux en poussent d’autres à renchérir sur la nostalgie. Face à un horizon bouché, l’Intifadha du 14 janvier détournée de ses objectifs, le pays paralysé au bord du gouffre, rien d’étonnant à ce que certains regards fatigués se portent vers un passé édulcoré à la recherche d’un souffle illusoire.

L’effet de désillusion et de démobilisation politique ainsi provoqué favorise tout à la fois Enahdha et ses nouveaux alliés de l’ancien régime. A pas pesés, ressortent de l’ombre de vieux politiciens véreux pour fructifier ces sentiments de frustration. A l’échelle de l’histoire contemporaine, le peuple aura vécu ou plutôt survécu Cent ans de solitude. Et davantage encore.

Les puissances coloniales en Afrique ont troqué à leur grand avantage un régime devenu anachronique contre un système néocolonial. Les différences de degré ne doivent pas nous masquer la nature réelle des indépendances octroyées post-guerre à une bourgeoise servile préfabriquée, dite compradore. Celle-ci dépourvue de capacité économique de classe, se cantonne au rang subalterne des services, dans une dépendance permanente de l’ancienne métropole. Elle s’oblige à berner les citoyens par le seul drapeau et l’hymne national.

Toutefois, ayant vécu positivement ces évènements, les peuples en gardent une trace mémorielle durable prête à se réactiver dans leur imaginaire à l’horizon des luttes à venir.

Indépendance et Souveraineté Nationale

A l’échelle tricontinentale, pour avoir osé mener de front la lutte à la fois anticoloniale et anti-impérialiste pour la véritable indépendance et la souveraineté nationale certains ont subi une mort violente.
Pour citer quelques-uns : Augusto César Sandino assassiné, Carlos Fonseca Amador mort au combat au Nicaragua. A Cuba, José Antonio Mella suivi par Antonio Guiteras assassinés, Fidel Castro (record Guinness de tentatives d’assassinat) prend le relai. Mort subite suspecte de Gamal Abdennacer, chantre du renouveau du nationalisme arabe. Patrice Lumumba torturé puis abattu assume jusqu’au bout sa mission pour un Congo libre. Abâne Ramdhâne -artisan du fameux Congrès de la Soummam pendant la guerre française contre le peuple algérien- abattu par des traitres, paye de sa vie ces mêmes valeurs. Amilcar Cabral assassiné, combattant exemplaire et brillant théoricien de la lutte de libération. Che Guevara et plus tard Président Salvador Allende, également tombés sous les balles ennemies. Óscar Romero, archevêque de San Salvador (Salvador) meurt assassiné. Dans la même ville, Schafik Handal, ancien guérillero du FFM et SG du PC salvadorien est victime de mort subite fort suspecte. Six mois déjà, un fervent patriote et combattant indépendantiste, Président Hugo Chavez meurt victime d’un cancer induit par les ennemis du peuple vénézuélien. Et que dire pour Yasser Arafat ?
Tous ces martyrs illustres et tant d’autres d’un engagement exemplaire ont donné leur vie pour la vie, ont lutté pour la réalisation indissociable de l’indépendance et la souveraineté nationale.

Madiba, Nelson Mandela, emprisonné sur indication de la CIA, a survécu à 27 ans de travaux forcés dont les terribles séquelles sur sa santé menacent sa vie de jour en jour. Oncle Ho, Ho Chi Minh, quant à lui échappera à ses assassins. Victorieux, il aura pavé la voie de la lutte continue de générations de vietnamiens contre les forces d’occupation impériales françaises, japonaises et des USA pour faire triompher la cause de l’indépendance véritable par la lutte de libération nationale. C’est l’Oncle Ho porteur d’espoir qui lançait en toute confiance à ses compatriotes du nord au sud soumis à la barbarie des envahisseurs des USA et leur bombardement indiscriminé dans leur tentative avouée pour faire rétrograder le Vietnam à l’âge de la pierre : « A la victoire, nous reconstruirons un Vietnam plus merveilleux encore. Rien n’est plus précieux que l’indépendance et la liberté ».

Indépendance sans Souveraineté Nationale

A l’échelle tunisienne, le mouvement anticolonial avait procédé par petits pas: Revendication d’une constitution (destour), lutte armée d’appoint pour faire pression dans les négociations en vue d’une autonomie interne, forme de passation en douce du pouvoir, puis indépendance formelle consentie par la métropole sous la pression de circonstances incontournables : D’une part, l’impérialisme français venait d’essuyer une défaite cuisante à Dien Bien Phu ; d’autre part l’éveil de la lutte armée du peuple algérien menaçait de compléter la débâcle d’un empire décadent. A nationalisme tiède, indépendance octroyée à tour de bras aux colonies africaines afin de les assujettir autrement tout en concentrant les efforts de guerre sur le joyau algérien.

De fait, le peuple algérien aura payé le prix fort de ces indépendances de pacotille, sur les traces –au début tout au moins- du peuple vietnamien qui a réussi brillamment sa lutte anticoloniale doublée d’une lutte de libération nationale, intégrant nationalisme et patriotisme. Les combattants du maquis algérien avaient cet exemple pour horizon. Abâne Ramdhâne en était le fervent défenseur. Il fut victime d’un assassinat politique aux mains de criminels.

En Tunisie donc, le refus de toute compromission avec l’ennemi fut le fait de Farhat Hached, victime du premier assassinat politique sur le sol tunisien par la « main rouge » française. Par la suite, Salah Ben Youssef, appuyé sur le nationalisme nassérien anti-impérialiste, défendait la lutte armée radicale de l’ensemble des pays africains du nord. Il fut assassiné à Frankfurt. Le mandataire du crime fut Bourguiba qui s’en était glorifié publiquement.

Il y a sept mois, Choukri Belaid, patriote plein de vie et qui aimait la vie, fut assassiné pour défendre l’idéal des insurgés depuis Gafsa à Tunis. 40 jours sont passés depuis l’assassinat politique de Mohamed Brahmi, militant de la même cause. En clair, Hourria wa Karama Watania, liberté et dignité nationale, résument le principe élémentaire de l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes, ou encore l’exigence corrélative de l’indépendance et la souveraineté nationale.
Il semblerait que ce droit universel nous soit défendu sous peine de mort violente. Les mandataires des crimes politiques sont les ennemis d’une Patrie souveraine. Ils nient sans fard l’Etat tunisien, ses frontières, sa culture et son histoire plusieurs fois millénaire.

Aujourd’hui au Bardo, à travers tout le pays en crise et ailleurs encore, il s’agit de poursuivre la défense de ces valeurs patriotiques pour lesquelles plus d’une fois le prix du sang a été payé par les générations successives dans les trois continents du sud. Et la lutte continue.

Peuple Insoumis

Enfin de compte, entre le XIXème et le XXI siècle, notre peuple aura vécu plus de Cent ans de solitude soumis pour moitié à un régime au nationalisme flétri, fané et frelaté, repris ensuite en héritage durant deux décades par un club mafieux pour finir entre les griffes de faux-dévots sans foi ni loi : Cette longue séquence découle invariablement du système néocolonial. Le choix n’est pas se résigner à la servitude ou mourir en héros et martyr. Il est impératif de vaincre. Les oppresseurs successifs n’ont eu de cesse de dénaturer l’identité de ce peuple, de le diviser, le dénigrer, l’humilier, le plonger dans l’indignité et la honte. En vain !

Mal leur en a pris, Marx le disait bien, la honte est un sentiment révolutionnaire. Avoir vécu sous l’opprobre l’échine courbée est certainement dégradant. Les pères fouettés engendrent des enfants rebelles. De nouvelles générations de résistants à la ville comme à la campagne ont fini par faire aboutir l’insurrection au 14 janvier avec un tel sentiment de fierté et d’appartenance à ce peuple millénaire. Dépossédés de leur victoire et même persécutés, ces enfants rebelles reprennent le chemin de la lutte au Bardo et à travers le territoire national.

Lorsque les lendemains du 14 janvier ont déchanté, la frustration a été forte. L’effondrement de l’économie, la crise sociale, la confiscation des libertés, aggravés par la violence fasciste et le choc émotionnel suite aux assassinats politiques et les tueries au Mont Châambi, ont fini par pousser à bout le peuple souverain qui a repris l’initiative sur le terrain toutes générations et couches sociales confondues.
Ce faisant, les patriotes de tous les horizons réactivent l’imaginaire populaire de l’Intifadha. Aussi, la résistance actuelle est appelée à concrétiser les objectifs irrévocables -ni de droite ni de gauche- des besoins essentiels : Shoghl, Hourria, Karama Watania. Autant dire, le Salut par le Peuple souverain uni face à la Patrie en danger, pour réaliser les objectifs de la lutte de libération : Indépendance et Souveraineté.

(à suivre…prochain article : Salut par le Peuple (II) :
Les Chemins de la Libération)