Rashid SHERIF writings 2011-2014

* LISTA. Publicaciones entre diciembre 2011 & 2014: 643 documentos en cuatro idiomas entre los cuales solo 88 artículos escritos en castellano, en francés, alguno en árabe por Rashid SHERIF [incluyendo entrevistas TV/Radio]. Las fechas indican el día de inclusión del documento en el blog.

* LISTE. 643 documents publiés en quatre langues entre décembre 2011 et 2014, dont seuls 88 articles (et quelques entrevues) par Rashid SHERIF en castillan, français et parfois en arabe. Les dates indiquent le jour de l’inclusion de l’article au blog.

* LIST. Here are 643 documents, a variety of topics, published b/w December 2011 & 2014 in four languages that include only 88 articles (and few interviews) in Spanish (castellan), French and Arabic by Rashid SHERIF. The following list indicates the date documents were included in blog.
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10 Documents, writings from 01/02/2014 to 18/12/2014

1. Choukri, al año 01/02/2014
2. شكري سنة بعد 01/02/2014
3. Choukri, un an après 01/02/2014
4. EL CABALLO de TROYA IMPERIAL (1) 01/03/2014
5. EL CABALLO de TROYA IMPERIAL (2) 01/03/2014
6. Francotiradores ocultos “copycat” 10/03/2014
7. EL CABALLO de TROYA IMPERIAL (3/3) 25/03/2014
8. A Propos des Cent Jours du Gouvernement Jomaa par Kawther Hayder 10/05/2014 (in collaboration w/ R. Sh.)
9. Khalifa Haftar, encore un homme «providentiel»? par Kawther Hayder 03/06/2014 (in collaboration w/ R. Sh.)
Se Busca Hombre Providencial por Kawther Hayder & Rashid Sherif (parte 1 & 2) 03/06/2014 (in collaboration)
10. POUR UN VOTE CITOYEN RESPONSABLE par Kawther Hayder 18/12/2014
(in collaboration w/ R. Sh.)
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78 Documents, writings from 27/12/2011 to 21/12/2013

1. Nâna on my mind 21/12/2013
2. Rebellion, Musique & Espoir 02/12/2013
3. elle, moi 03/11/2013
4. Martyr de la Nation 06/10/2013
5. Choukri, Homme Libre 06/10/2013
6. Salut par le Peuple (II/fin): Les Chemins de la Libération 15/09/2013
7. Salut par le Peuple (I): Indépendance & Souveraineté 07/09/2013
8. Patria Vs Kaos (III/fin): Au bout de la nuit 27/08/2013
9. Patria Vs Kaos (II): Stress & Antidote 18/08/2013
10. Patria Vs Kaos (I): Le Choc Emotionnel 11/08/2013
11. SERIONS-NOUS des OTAGES ? 01/08/2013
12. Vers un État d’alerte ? 21/07/2013
13. Acerca de francotiradores ocultos 18/07/2013
14. De Charybde en Scylla 18/07/2013 (en castellano)
15. CRISIS POLITICA en EGIPTO y su DESENLACE 18/07/2013
16. Los desposeídos de Battouma 18/07/2013
17. Les dépossédés de Battouma 18/07/2013
18. CHAVEZ VIVE, LA LUCHA SIGUE!!! 21/04/2013
19. LUTO & LUCHA (Nota) 17/03/2013
20. Crísis política o terremoto 12/03/2013
21. Nueva muerte anunciada 12/03/2013
22. Peculiar cáncer ataca presidentes 12/03/2013
23. Cancer induit ou arme de guerre 12/03/2013
24. DANSER, RIRE & CHANTER 12/03/2013
25. *Nueva entrevista con el Dr. Rashid SHERIF 14/02/2013
26. Choukri Belaid: Una Muerte Anunciada 12/02/2013
27. CHAVEZ, Pasión de Pueblo 22/12/2012
28. Siliana: ¿como en Gaza ??? 06/12/2012
29. ESTRATEGIA IMPERIAL en el ORIENTE 21/11/2012
30. Pequeña gira por América del Sur (Entrevistas) 21/11/2012
31. Entrevista del Prof. Rashid SHERIF al Diario El Telégrafo de Quito, Ecuador 25/10/2012
32. ESTRATEGIA IMPERIAL en el MEDIO ORIENTE 25/10/2012
33. Acto político festivo en Quito 25/09/2012
34. Entrevista con el Dr. Rashid SHERIF 25/09/2012
35. Izquierdismo en Bolivia. Opiniones de Aurelio Alonso & Rashid Sherif 25/09/2012
36. CLASE MEDIA Vs BURGUESIA COMPRADORE (parte I) 23/08/2012
37. CLASE MEDIA Vs BURGUESIA COMPRADORE (parte II) 23/08/2012
38. CLASE MEDIA Vs BURGUESIA COMPRADORE (parte III) 23/08/2012
39. CLASE MEDIA Vs BURGUESIA COMPRADORE (parte IV) 23/08/2012
40. CLASE MEDIA Vs BURGUESIA COMPRADORE (parte V-final) 23/08/2012
41. DERIVA PROIMPERIALISTA ISLAMISTA en TUNEZ 20/08/2012
42. Entrevista de Rashid SHERIF por Orestes Martí 20/08/2012
43. Nueva entrevista del Dr. Rashid SHERIF en « Dossier » por Walter Martínez 03/08/2012
44. Al Ausente (Versos del Exilio I) por Rashid 11/07/2012
45. ¡Mujer al frente! (parte I) 11/07/2012
46. ¡Mujer al frente! (parte II) 11/07/2012
47. Comentario entrevista Julian Assange con Presidente provisional de Túnez 07/05/2012
48. Primero de Mayo Combativo 04/05/2012
49. Antes del primero de Mayo 02/05/2012
50. Gran marcha para el 9 de abril en Túnez, Día de los Mártires 14/04/2012
51. DIA de los MARTIRES: TESTIMONIO 14/04/2012
52. 9 de Abril: Nota anticipatoria acerca de la Marcha en Túnez 05/04/2012
53. PUEBLOS en LUCHA , Siria & Túnez 03/04/2012
54. PUEBLO REBELDE 03/04/2012
55. Entrevista con el Dr. Rashid SHERIF 03/04/2012
56. Mujer Rebelde 03/04/2012
57. La Femme, essence de l’Humanité 03/04/2012
58. Solidaridad con Palestina en Mérida, Venezuela con Dr. Rashid SHERIF 03/04/2012
59. Entrevista con el Dr. Rashid SHERIF 22/03/2012
60. رشيد الشريف. ليوم الاولانتخبات المجلس الوطني التاسيسي 24/03/2012
61. ¿Conoces el síndrome de la rana hervida? 24/03/2012
62. TUNISIE. Séquence d’événements de l’actualité durant le mois de Janvier 2012. 07/02/2012
63. « LE DUR DÉSIR DE DURER » OU COMMENT REBONDIR APRÈS LES EPREUVES 22/01/2012
64. Peculiar cáncer persiguiendo presidentes 22/01/2012
65. Chefs d’Etat en proie au cancer 22/01/2012
66. Entrevista TV en Caracas. « Dossier ». Entre Prof. Walter MARTINEZ & Prof. Rashid SHERIF 22/01/2012
67. Insurrection: An I. 22/01/2012
68. TUNEZ Insurgente, Indignada (I) 16/01/2012
69. TUNEZ INSURGENTE, INDIGNADA (II) 16/01/2012
70. Túnez Insurgente, Indignada (parte III, final) 22/01/2012
71. BARDO 1 : La Lutte pour Al Karâma Continue 27/12/2011
72. Egipto, Siria, Yemen: la hora de los hornos 27/12/2011
73. Túnez Insurgente: ¿Restauración o Cambio? 27/12/2011
74. Declaración de un Ciudadano Libre ! 27/12/2011
75. Déclaration d’un Citoyen Libre! 27/12/2011
76. Jour de Fête! 27/12/2011
77. Femmes & Jeunes, l’avant-garde! 27/12/2011
78. Obama mentiroso! 27/12/2011
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* La lista de las entrevistas por radio y TV no está completa

Tunisia long march…

Analysis by the NY Times & Washington Post:

NY Times: http://www.nytimes.com/2014/12/26/opinion/tunisia-wins-again.html?_r=1

Washington Post: http://www.washingtonpost.com/opinions/beji-caid-essebsi-my-three-goals-as-tunisias-president/2014/12/26/46a4dad6-8b8d-11e4-a085-34e9b9f09a58_story.html?hpid=z3

And, from Cairo:

http://www.huffingtonpost.com/raghida-dergham/change-marches-on-in-tuni_b_6382718.html

POUR UN VOTE CITOYEN RESPONSABLE par Kawther Hayder*

J’aimerais contribuer modestement avec les points suivants au débat en cours à propos du 2e tour de l’élection présidentielle en Tunisie, prévue dimanche 21 décembre 2014.

* En principe les partis (et d’autres institutions) déclarent leur choix d’un candidat, ‘orientent’ mais ne dictent pas la conduite à tenir aux citoyens fussent-ils leurs adhérents. Le vote citoyen responsable est libre et autodéterminé par définition même avec le choix actuel restreint.

* Nous avons deux candidats dont l’un Moncef Marzouki est celui d’Enahdha, mouvement pseudo-religieux obscur responsable d’avoir mené pendant trois ans le pays au bord du gouffre. Le fait est là. Aussi, les citoyens désireux d’éviter un retour aux abysses ont pour seule possibilité le vote en faveur de Béji Caïd Essebsi (BCE), un acteur politique du passé, certes, mais ayant à son crédit un actif appréciable depuis la chute de la dictature. C’est un choix obligé, celui de la dernière chance. En ceci consiste le premier pas décisif à franchir dimanche prochain.

Le trouble et le flou
* Or, le débat autour de cette élection présidentielle se complique et prend une nouvelle tournure à propos de la composition du futur gouvernement que devra diriger Nidaa Tounès en tenant nécessairement compte, s’il mise sur la durée, du rapport de force au sein de la nouvelle Assemblée des représentants du peuple (ARP). Le paysage politique actuel post-élections législatives a été remanié en partie grâce aux efforts soutenus de Nidaa pour contrer la poussée hégémonique et triomphaliste d’Enahdha. Pourtant, ce nouveau paysage garde malgré tout un air de déjà-vu.

* Comment peut-on anticiper la question de la formation du gouvernement comme préalable lorsque nous ne sommes pas encore en mesure de garantir l’élection de BCE avec une avance confortable sur son adversaire? La transition vers la reconstruction du pays exige une collaboration harmonieuse entre présidence et gouvernement. A y regarder de plus près, l’éventualité pour BCE de perdre ces élections obligerait de fait le futur gouvernement à composer avec Ennahdha sous la double menace de voir ce gouvernement mort-né et d’une dissolution pure et simple de la nouvelle ARP.

* Évidemment, Enahdha chassé par la porte de l’ARP s’il revenait par la fenêtre (Présidence), ou par le truchement de sièges au gouvernement ou encore à la suite d’une hypothétique dissolution de l’ARP et par de nouvelles élections parlementaires, cela ne réjouirait personne parmi les forces populaires qui ont contribué à dégager Enahdha du gouvernement sans pourtant réussir à l’évincer du pouvoir du même coup (à l’ANC). Là encore, se reporter au rapport de force et au niveau d’organisation des forces populaires pour mieux comprendre les enjeux et non forcer sur nos desirata.

* Une situation délicate à double volet : d’une part, il est nécessaire de garantir le succès de BCE à la présidence. C’est l’urgence et la priorité de l’heure. D’autre part, même dans ces conditions favorables, Nidaa n’a toujours pas les coudées franches à l’ARP (non majoritaire) suite au choix des électeurs et électrices, reflet de l’état actuel du rapport des forces politiques en présence et le niveau d’organisation des forces populaires.

* Dans ces conditions et vu sous cet angle, annoncer un vote conditionnel en faveur de BCE, exigeant au préalable de ce dernier un engagement formel à ne pas composer avec Enahdha au sein du futur gouvernement avant le vote du dimanche, relève d’une sorte d’ultimatum de fiction de la part de gens bien intentionnés (Front Populaire) mais dépourvus de réalisme politique.

Rendez-vous manqués
* Quelle que puisse être la composition du futur gouvernement, le véritable problème de l’heure, bien réel, le pas décisif c’est de barrer la route à l’élection de Moncef Marzouki. Nous sommes bien d’accord.

* De ce fait, en toute cohérence et congruence, le vote en faveur de BCE devrait être franc, massif et inconditionnel. L’abstention ou le vote blanc (comptés nuls) ne feraient qu’anticiper la catastrophe si à la suite de ce chantage BCE venait soit à perdre soit à réussir avec une marge trop mince. Ainsi, les abstentionnistes par dépit et aigreur, les partisans du vote blanc auront par défaut favorisé Moncef Marzouki alors qu’ils déclarent lui barrer la route et du même coup ils auront jeté Nidaa dans les bras d’Enahdha – ce qu’ils prétendent vouloir éviter. Voici donc un coup d’épée dans l’eau !

* Nous n’en serions pas arrivés à spéculer de la sorte si les partis politiques progressistes et mouvements sociaux mobilisés au Bardo, engagés aux côtés d’une majorité de la population dans l’opération Errahil (Départ) s’étaient montrés conséquents et soudés non seulement de façon conjoncturelle au sein du Front du salut national (FSN) mais bien dans une optique stratégique pour sauver la patrie en danger, et ce sur le long terme, en passant d’abord par les élections (législatives/présidentielle) et au-delà dans un engagement sacré pour une décade au moins. Car il s’agit non seulement de sauver la patrie en danger imminent mais encore de relever les manches loin des salons de la capitale pour éliminer les menaces fascistes et pour reconstruire la patrie.

Aussi, la désarticulation du FSN est une FAUTE POLITIQUE TRÈS GRAVE


qui montre que ces partis politiques progressistes associés pour un jour sont en fait des gens du passé empêtrés dans de vieilles querelles, dépourvus de vision. Ils ont ainsi contribué à démobiliser une partie de l’électorat, les jeunes en particulier. Ils ont finalement montré leur carence et leur limite à focaliser sur le présent et l’avenir.

Perspectives
* Finalement, le réalisme exige que le vote en faveur de BCE soit massif dimanche prochain, dénué de toute arrière-pensée et de tout préalable fictif.

La tâche de longue haleine à entreprendre dès à présent par des militants de sang nouveau consisterait à réactiver le FSN, à essayer par plusieurs voies d’unir mouvements sociaux et forces politiques progressistes en tant que forces patriotiques vives du pays, particulièrement celles des jeunes et des femmes regroupés au sein de leurs organisations propres pour entreprendre jour après jour sur le terrain et tous ensemble le plan programmatique et à long terme sous-tendu par les objectifs fondamentaux de notre héroïque Intifadha : «Choghl, hourria, karama watania» (Emploi, liberté et dignité nationale».

* Citoyenne.

Sources:
http://www.tunisie-secret.com/Pour-un-vote-citoyen-responsable-par-Kawther-Hayder_a1255.html

http://www.kapitalis.com/afkar-2/26360-le-vote-pour-caid-essebsi-est-un-vote-responsable.html?device=xhtml

ALTO PELIGRO: Desesperada ofensiva suicida de la OTAN

Ojos para la Paz
Purificación González de la Blanca

Qué preocupante lo que expone en este artículo el gran periodista Manlio Dinucci.
Merece la pena leerlo detenidamente. EE.UU. se va a pique, pero antes de hundirse está orquestando una guerra global y permanente que ahora apunta a Rusia.

Morirán matando.
La Carta de las Naciones Unidas especifica en su artículo 2º que los Miembros de la Organización arreglarán sus controversias internacionales por medios pacificos de tal manera que no se pongan en peligro ni la paz y la seguridad internacionales ni la justicia. Y que, en sus relaciones internacionales, se abstendrán de recurrir a la amenaza o al uso de la fuerza contra la integridad territorial o la independencia política de cualquier Estado, o en cualquier otra forma incompatible con los Propósitos de las Naciones Unidas.
EE.UU. tendría que haber sido expulsado de la ONU hace mucho tiempo.
(Información reenviada por Chus Garrido)

OTAN, ofensiva mundial
jul 30th, 2014 | By Boltxe kolektiboa | Category: Albiste orokorrak

Para los países miembros de la OTAN no hay vacaciones en la OTAN sino un súper trabajo de verano.
Está en preparación la cumbre de jefes de Estado y de gobierno, prevista para el 4 y el 5 de septiembre en Newport (Gales) encuentro donde se trazarán las líneas de la «adaptación estratégica» anti-rusa.
Como ya hubo de anunciarlo el general estadounidense Philip Breedlove, Comandante Supremo de las Fuerzas Aliadas en Europa (SACEUR), eso «costará dinero, tiempo y esfuerzos». El trabajo ya empezó.

En Ucrania, mientras la OTAN intensifica el entrenamiento de las fuerzas armadas de Kiev –financiadas por Washington con 33 millones de dólares– se están reactivando en el sur del país 3 aeropuertos militares utilizables para los cazabombarderos de la alianza atlántica.

En Polonia acaba de realizarse una maniobra con paracaidistas de Estados Unidos, Polonia y Estonia que saltaron desde varios aviones del tipo C-130J enviados a la base de Ramstein, en Alemania.

En Hungría, Rumania, Bulgaria y Lituania están en marcha diversas operaciones militares de la OTAN, con aviones de guerra electrónica del tipo AWAC, cazabombarderos F-16 y navíos de guerra en el Mar Negro.

En Georgia, país al que viajó una delegación de la Asamblea Parlamentaria de la OTAN para acelerar su entrada ese bloque militar, las tropas que regresan de Afganistán están reentrenándose con instructores estadounidenses para operar en el Cáucaso.

En Azerbaiyán, Tayikistán y Armenia están entrenándose fuerzas seleccionadas para operar bajo las órdenes de la OTAN, en cuyo cuartel general ya hay oficiales de esos países.

En Afganistán, la OTAN está tratando de reciclar la guerra, convirtiéndola en una serie de «operaciones secretas».

La «Organización del Tratado del Atlántico Norte», después de extenderse al este de Europa (penetrando en los territorios de la ex URSS) y al Asia Central, apunta ahora hacia otras regiones.

En el Levante, la OTAN –sin aparecer oficialmente– está realizando, con fuerzas infiltradas, una operación militar secreta contra Siria y está preparándose para otras operaciones, como lo demuestra el desplazamiento a Izmir, en Turquía, del Mando de todas las Fuerzas Terrestres de la alianza atlántica, LANDCOM.

En África, después destrozar Libia con la guerra de 2011, la OTAN instauró en mayo pasado, en Addis Abeba, un acuerdo que potencializa la asistencia militar de ese bloque a la Unión Africana, fundamentalmente en la formación y entrenamiento de las brigadas de la African Standby Force, a la que también proporciona «planificación y transporte aeronaval». La OTAN dispone así de un voto determinante sobre dónde y cómo se despliegan y utilizan esas brigadas.

Otro de los instrumentos de la OTAN en África es la operación «antipiratería» denominada Ocean Shield, que se mantiene en aguas del Océano Índico y del Golfo de Adén, puntos estratégicamente importantes. En esa operación, que se realiza en coordinación con el AfriCom [1], participan buques de guerra de Italia, incluso con la misión de establecer relaciones con las fuerzas armadas de los países que tienen costas en esas aguas, es por eso que el navío lanzamisiles [italiano] Mimbelli hizo escala en Dar es Salaam, Tanzania, del 13 al 17 de julio.

En América Latina, la OTAN estableció en 2013 un «Acuerdo de Seguridad» con Colombia, país ya implicado en varios programas militares de la alianza atlántica, de la que rápidamente podría convertirse en socio. En ese marco, el SouthCom [2] realiza actualmente en Colombia una maniobra con la participación de 700 comandos de las fuerzas especiales estadounidenses y de varios países sudamericanos.

En la zona del Pacífico se está realizando Rimpac 2014, la maniobra naval más grande del mundo, simultáneamente anti-China y anti-Rusia: en ella participan, bajo las órdenes de Estados Unidos, 25 000 militares de 22 países con 55 navíos y 200 aviones de guerra. Por la OTAN participan infantes de marina de Estados Unidos, de Canadá, Gran Bretaña, Francia, Holanda y Noruega mientras que Italia, Alemania y Dinamarca participan como observadores.

La «Organización del Tratado del Atlántico Norte» ya se extendió hasta el Pacífico.
Manlio Dinucci
Fuente
Il Manifesto

CIA, Mossad & mercenaire Abu Bakr el Baghdadi

Nota en Castellano. English. Français
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Líder de un seudo-califato en Iraq y Siria: creación de la CIA y el Mossad

Mercenario Abu Bakr el Baghdadi, el hombre de la CIA y Mossad

Edward Snowden, el antiguo empleado de la Agencia de Seguridad Nacional de EEUU (NSA) ha revelado que los servicios de inteligencia británico, norteamericano y el Mossad han colaborado en la creación del grupo terrorista Estado Islámico (antiguo Estado Islámico en Iraq y Siria), según indica la agencia iraní Farsnews.

Edward Snowden indicó que los servicios de inteligencia de tres países, a saber EEUU, Reino Unido e Israel, cooperaron juntos a fin de crear una organización terrorista que sea capaz de atraer a todos los extremistas con fe islámica del mundo hacia un solo lugar que les interese, dentro de una estrategia bautizada como “el Nido de los Abejorros”.

Los documentos de la NSA mencionan “la reciente puesta en práctica de un viejo plan británico conocido como el “Nido de los Abejorros” para proteger a la entidad israelí y crear un movimiento fanático que incluya eslóganes islámicos y que rechace a cualquier otra religión o confesión”.

Según los documentos de Snowden, “la única solución para proteger al Estado israelí es crear un enemigo cerca de sus fronteras, pero dirigirlo contra los estados islámicos que se oponen a Israel.”

Las filtraciones han revelado que Abu Bakr el Baghdadi, el líder del EI y autoproclamado “califa”, recibió una formación militar intensiva durante un año entero por parte del Mossad y la CIA.
Source (en langue castillane): http://www.contrainjerencia.com/index.php/?p=90067
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In English:
Snowden: Leader of the Islamic State in Iraq & Syria was trained by Mossad & CIA
Published on 7/09/2014

Snowden, ex-employee at the US National Security Agency (NSA), recently revealed that intelligence agencies from USA, Great Britain and Israel did collaborate in the creation of terrorist group named Islamic State in Iraq and Syria (now Islamic State), according to Iranian Farsnews agency.

Edward Snowden declared that intelligence agencies from three countries such as USA, Great Britain and Israel gather together to create a terrorist organization with enough appeal to attract extremists based on Muslim faith from all over the world toward one single spot of interest of organizers, according to a strategy named “wasps nest”.

NSA documents mention “an old Britannic plan put into practice named “wasps nest” for the purpose of protection of Israeli entity by creating a fanatic faith that includes Islamic slogans and rejects any other religion or faith”.

According to documents revealed by Snowden, “the best solution that could protect Israeli State should be by means of creating next to its borders an enemy however oriented only against any Islamic state that antagonizes Israel.”

Filtrated information then revealed that Abu Bakr el Bagdadi, leader of the IS and self- proclaimed “Califa”, had indeed received a one-year intensive military training by Mossad and CIA.
Ref. in Spanish: http://www.contrainjerencia.com/index.php/?p=90067
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En Français:
Snowden: Chef de l’Etat Islamique en Irak & Syrie (EIIS) a été formé par le Mossad israélien & la CIA
Publié le 7/09/2014

Edward Snowden, ex-employé de l’Agence Nationale de Sécurité aux USA (NSA), vient de révéler que les services de l’espionnage britannique, nord-américain et du Mossad israélien ont collaboré en vue de la création du groupe terroriste appelé Etat Islamique en Irak et Syrie (rebaptisé Etat Islamique -EI), selon l’agence d’information iranienne Farsnews.

Edward Snowden a indiqué que les services de renseignement de trois pays, soit USA, Grenade Bretagne et Israël, ont mis au point ensemble la création d’une organisation terroriste au Moyen-Orient capable d’agglutiner les extrémistes de confession musulmane de tous bords dans le monde entier pour les converger vers un seul lieu géographique selon les intérêts de ces promoteurs d’après la stratégie baptisée « Nid de guêpes ».
Les documents (soustraits) de la NSA mentionnent “la récente mise en application d’un vieux plan britannique connu sous le nom de « nid de guêpes » afin de protéger l’entité israélienne en créant un mouvement religieux fanatique avec des slogans islamiques lequel doit avoir pour mission de rejeter toute autre religion ou confession.”

Selon les documents révélés par Snowden, “l’unique solution durable pour protéger l’Etat israélien est de créer un ennemi près de ses frontières mais dirigé précisément contre les Etats islamiques qui s’opposent à Israël.”

Les filtrations de ce document secret ont révélé que Abu Bakr el Baghdadi, chef de l’EI et autoproclamé “Calife”, avait reçu une préparation militaire intensive pendant un an entier par le Mossad israélien et la CIA.

Source (en langue castillane): http://www.contrainjerencia.com/index.php/?p=90067

« Califat » du XXIe siècle: Un djihad mondial contre les BRICS ?

En Français & en Castellano:

Le nouveau « califat » du XXIe siècle
Un djihad mondial contre les BRICS ?
par Alfredo Jalife-Rahme

Loin d’être une alliance levantine au service des ambitions occidentales, le nouveau « califat » du XXIe siècle reprend les objectifs de l’impérialisme global : pour Washington, l’Émirat islamique constitue une arme de destruction massive des pays émergents, Russie, Inde et Chine. Alfredo Jalife analyse l’usage qu’il peut en être fait, bien au-delà de la Syrie et de l’Irak.

Réseau Voltaire | 18 juillet 2014

Combattants islamistes participant à un défilé militaire dans la province de Raqqa (nord de la Syrie) pour célébrer l’instauration « du califat » sous l’égide de l’État islamique en Irak et au Levant (ÉIIL)

Le mystère qui a entouré l’étonnante création et l’expansion du groupe djihadiste sunnite État islamique en Irak et au Levant (Syrie et Liban) —ÉIIL en français et Daesh en arabe—, un groupe qui semble avoir semé la « confusion », commence à se dissiper en raison de l’incidence géostratégique que cela aura aux frontières de la Russie, de l’Inde et de la Chine, trois pays constitutifs du groupe de pays émergents appelé BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui tient son sixième sommet à Fortaleza.

L’ÉIIL, qui a officiellement abandonné son nom pour celui d’« État islamique », a choisi le premier jour du jeûne musulman du ramadan, un jour d’une très grande portée symbolique, pour mettre en scène l’établissement du « califat islamique » dans les territoires occupés militairement, et a donné à Abu Bakr al-Baghdadi, son mystérieux leader, le titre de nouveau calife (qui signifie en arabe « descendant » du prophète Mahomet).
Entreprise périlleuse, l’établissement du nouveau califat par l’« État islamique » sunnite constitue une tripe hérésie pour les 300 millions de chiites (20 % du nombre des musulmans dans le monde), car :

1. le califat, né avec les « compagnons » du Prophète, est on ne peut plus sunnite et il a été la cause de la rupture avec les chiites, qui ont suivi Ali (le cousin du Prophète) ;

2. Abu Bakr, père de la légendaire Aisha et un des beaux-pères du Prophète, le premier calife du sunnisme, est aujourd’hui devenu le nom de guerre du « nouveau califat du XXIe siècle » et

3. le califat sunnite s’étend des frontières de l’Iran, dans la province de Diyala, jusqu’à Alep (en Syrie) et à la frontière turque.

Le califat originel a disparu après la Première Guerre mondiale dans la foulée de la défaite de l’Empire ottoman qui a été divisé conformément au découpage artificiel du Proche-Orient prévu par l’accord secret anglo-français dit Sykes-Picot, accord que le nouveau califat du XXIe siècle a enterré de facto en abolissant la frontière entre la Syrie et l’Irak, ce qui profite au nouveau tracé militaire du Kurdistan irakien.

Bien qu’étant un épiphénomène pluridimensionnel, les éventuelles conséquences du nouveau califat du XXIe siècle sont énormes à l’échelle locale, transfrontalière, régionale et euroasiatique —dans une région où le contrôle des hydrocarbures joue un rôle prépondérant—, puisqu’elles s’inscrivent dans un irrédentisme lié à son djihad pour le pétrole, ainsi qu’à sa projection géopolitique pour les cinq prochaines années.
Le conflit armé de 1980-1988, qui a opposé les Arabes irakiens (à l’époque de Saddam Hussein) aux Perses iraniens (à l’époque de l’ayatollah Khomeini) avant que les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’OTAN livrent à l’Irak deux guerres (1990–1991 et 2003–2011) découlant du népotisme dynastique des Bush (père et fils), a servi à « quelqu’un ».

Après avoir été en proie à la guerre pendant 34 ans d’affilée, l’Irak, aujourd’hui en état de déliquescence avancée, entre dans une nouvelle phase : celle de la guerre ethno-confessionnelle —réplique des guerres religieuses européennes du XVIIe siècle—, opposant sunnites et chiites, un conflit, susceptible de durer 30 années de plus, déjà perceptible dans divers pays du « Moyen-Orient élargi » (qui, selon la définition du général israélien Ariel Sharon s’étend du Maroc au Cachemire et de la Somalie au Caucase), en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen, à Bahreïn et en Arabie saoudite (dans sa partie orientale où la « minorité » chiite est majoritaire) et auquel participent, dans les coulisses (mais déjà de façon bien visible) et à l’échelle régionale, les six pétromonarchies du Conseil de coopération des États arabes du Golfe Persique, la Turquie, la Jordanie et l’Iran, sans parler du Kurdistan irakien (grand allié d’Israël).
Se trouvant au cœur de l’Eurasie, le nouveau califat du XXIe siècle a de profondes implications géostratégiques sur les RIC qui, à la différence des États-Unis et des pays du continent américain où la présence musulmane est infinitésimale (0,8 % aux États-Unis, 0,42 % en Amérique du Sud et 1,6 % sur tout le continent américain), possèdent des « minorités » musulmanes non négligeables.

À mon avis, le nouveau califat du XXIe siècle et son djihad mondial, djihad qui vise à la fois le pétrole ainsi qu’un but géostratégique, gruge les frontières des régions musulmanes des RIC et modifie la démographie interne de ces pays —dont la population musulmane totale avoisine les 200 millions—, en tenant compte de la force de neutralisation qu’exercent les États-Unis sur la Russie et la Chine (par l’intermédiaire de la doctrine Obama).
Avec un temps d’avance, j’ai déjà exposé la prépondérance du « facteur musulman » en Inde, un pays qui se trouve face à une catastrophe démographo-géopolitique.

Vladimir Poutine a déclaré que « les événements causés par les pays occidentaux en Ukraine sont la démonstration à petite échelle de l’existence d’une politique d’endiguement contre la Russie ».
Il est impossible de laisser de côté les vases communicants qui existent entre l’Ukraine, la mer Noire, la Transcaucasie et le Moyen-Orient élargi, où brille, avec beaucoup d’intensité, le « facteur tchétchène ».
De l’avis de Poutine, les « pays occidentaux », depuis l’effondrement du monde unipolaire, ont la prétention d’imposer leurs principes aux autres pays en transformant la planète en un « cartel mondial ».
Lorsque la Guerre froide était à son paroxysme, le livre de l’aristocrate française Hélène Carrère d’Encausse intitulé L’empire éclaté : la révolte des nations en U.R.S.S. —un ouvrage qui prédisait la dissolution de l’Union soviétique—, a mis en évidence l’état de vulnérabilité dans laquelle la frénétique croissance démographique de la population musulmane polygame plaçait la cohésion de ce pays.

Les politiciens des États-Unis, notamment le vice-président Joe Biden, recommencent à reparler du « modèle démographique » de l’« empire éclaté », pourtant déjà réduit à cette portion congrue qu’est la Russie, où une minorité musulmane non négligeable représentant 15 % de la population (20 millions de personnes au total) est installée dans la région de la Volga et de l’Oural, ainsi que dans le nord du Caucase hypersensible (Daguestan, Tchétchénie, etc.).

La Chine aussi possède une « minorité » musulmane sunnite très turbulente et visiblement stimulée de l’extérieur : les célèbres Ouïgours —d’origine mongole, ils sont liés à leurs congénères d’Asie centrale et de Turquie— qui sont majoritaires dans la région autonome du Xinjiang et dont le nombre s’élève à 10 millions (d’après le recensement de 2010).

Région des plus stratégiques, le Xinjiang, avec une superficie de 1,6 million de km2, regorge de gisements de pétrole, constitue la plus grande région productrice de gaz naturel en Chine et possède d’importantes réserves d’uranium.

Les liens commerciaux qui unissent le Xinjiang au Kazakhstan sont de la plus grande importance géostratégique en plein cœur de l’Eurasie.
Récemment, les séparatistes ouïgours sunnites ont accru le nombre des attentats à Pékin, la capitale chinoise.
Cherchant à renverser le gouvernement chinois local, ces séparatistes se sont inspirés avant la lettre de la théologie du djihad mondial dont se réclame aujourd’hui le nouveau califat du XXIe siècle et auquel ils pourraient très bien se joindre.

Le nouveau califat du XXIe siècle et son djihad mondial contre les BRICS ferait-il partie du « cartel mondial » des « pays occidentaux » ?

Alfredo Jalife-Rahme
Traduction Arnaud Bréart
Source: La Jornada (México)
Repris de : http://www.voltairenet.org/article184781.html
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En Castellano:

Nuevo « califato » del siglo XXI en Irak
¿Yihad global contra los BRICS?
por Alfredo Jalife-Rahme

Lejos de ser una alianza levantina al servicio de las ambiciones occidentales, el nuevo «califato» del siglo XXI responde a los objetivos del imperialismo global. Para Washington, el Emirato Islámico es un arma de destrucción masiva dirigida contra los países emergentes, fundamentalmente contra Rusia, la India y China. El analista mexicano Alfredo Jalife explica qué uso puede dar Estados Unidos al Emirato Islámico, mucho más allá de Siria e Irak.

Red Voltaire | Ciudad de México | 18 de julio de 2014
français

Yihadistas armados desfilan en la provincia de Raqqa, norte de Siria, celebrando la proclamación del califato anunciada por el Emirato Islámico en Irak y el Levante.

La nebulosidad sobre la sorprendente creación y propagación del grupo sunnita jihadista Emirato Islámico de Irak y el Levante (Siria y Líbano) –EIIL, conocido igualmente como ISIL, por sus siglas en inglés, o Daesh en árabe–, que ha generado aparente «confusión», empieza a disiparse debido a sus alcances geoestratégicos en la frontera del «triángulo RIC» (Rusia, India y China), cuyos tres miembros forman parte del ascendente grupo BRICS (Brasil, Rusia, India, China y Sudáfrica), a 14 días de celebrar su sexta cumbre en Fortaleza.

El primer día del ayuno islámico del Ramadán, un dato simbólicamente ilustrativo fue escenificado por ISIL/Daesh, que deja oficialmente de lado su nombre por el de «Estado Islámico»: el lanzamiento del «califato islámico» en los territorios bajo su ocupación militar, y nombró a su enigmático líder Abu Bakr al-Baghdadi como su nuevo califa (que significa en árabe «sucesor» del profeta Mahoma).

El temerario lanzamiento del nuevo califato por el «Estado Islámico» sunnita es un triple anatema para el chiísmo universal de 300 millones de feligreses (20% del total islámico global):

1) el califato, que nace con los «compañeros» del profeta, es eminentemente sunnita y motivo de la ruptura sucesoria con los chiítas seguidores de Alí (primo de Mahoma);
2) Abu Bakr fue el primer califa del sunnismo, padre de la legendaria Aisha y uno de los suegros del profeta, y hoy su nombre se convierte en nom de guerre del «nuevo califa del siglo XXI»,
3) el califato sunnita proclamado llega hasta las fronteras de Irán, en la provincia de Diyala, para vincularse con Alepo (Siria), en la frontera turca.
El primigenio califato fue abolido con la derrota del Imperio Otomano en la Primera Guerra Mundial, lo cual significó el reparto de sus despojos mediante la artificial cartografía medioriental del tratado secreto anglo-francés Sykes-Picot, que el nuevo califato del siglo XXI ha dado por muerto al borrar de facto la transfrontera de Siria e Irak, lo cual beneficia el nuevo trazado militar del Kurdistán iraquí.

Las consecuencias del nuevo califato del siglo XXI son enormes a escala local/transfronteriza/regional y euroasiática, en medio de su epifenómeno multidimensional –donde el control de los hidrocarburos juega un papel preponderante–, cuando sus implicaciones prospectivas se plasman en su irredentismo cartográfico tanto de su yihad petrolera como de su proyección geopolítica para los próximos 5 años.

A «alguien» le convino la guerra de 1980-1988 focalizada entre los árabes de Irak (en la etapa de Sadam Husein) contra los persas de Irán (en la fase del ayatola Khomeiny), para que luego Estados Unidos/Gran Bretaña/OTAN librasen sus dos guerras puntuales contra Irak (en 1990-1991 y en 2003-2011) del nepotismo dinástico de los Bush (padre e hijo).

Irak, hoy en delicuescencia, lleva 34 años ininterrumpidos de guerras caleidoscópicas y ahora entra a un nuevo estadio: una guerra etno-teológica que puede durar otros 30 años –réplica de las guerras europeas del siglo XVII– entre sunnitas y chiítas, que abarca ya nítidamente a varios países del «Gran Medio Oriente» (según la definición del general israelí Ariel Sharon este Gran Medio Oirente va desde Marruecos hasta Cachemira y de Somalia al Cáucaso): Irak, Siria, Líbano, Yemen, Bahréin, Arabia Saudita (en su parte oriental petrolera, donde predomina la «minoría» chiíta), y en la que participan a escala regional tras bambalinas (ya muy vistas) las 6 petromonarquías del Consejo de Cooperación del Golfo, Turquía, Jordania e Irán, sin contar el Kurdistán iraquí (gran aliado de Israel).

El nuevo califato del siglo XXI, en pleno centro de Eurasia, comporta implicaciones profundas en el triángulo geoestratégico de los RIC, donde existen importantes «minorías» islámicas, a diferencia de Estados Unidos y todo el continente americano, donde la presencia musulmana es microscópica: 0,8% de la población en Estados Unidos; 0,42% en Sudamérica y 1,6% en todo el continente americano.

Es mi hipótesis que el nuevo califato del siglo XXI y su yihad global, tanto petrolera como geopolítica, carcome las fronteras islámicas del «triángulo RIC» y desestabiliza su conformación demográfica interna –con un total de casi 200 millones de musulmanes en su seno–, tomando en cuenta la doble «contención» que Estados Unidos trata de imponer contra Rusia y China (mediante la doctrina Obama).

Con antelación ya había expuesto el preponderante «factor islámico» en la India, que se encuentra ante un tsunami demográfico y geopolítico.
El presidente ruso Vladimir Putin ya declaró al respecto que «los acontecimientos provocados por Occidente en Ucrania son una muestra concentrada de una política de contención contra Rusia».

No se pueden soslayar los vasos comunicantes entre Ucrania, el Mar Negro, el Transcáucaso y el Gran Medio Oriente, donde se distingue intensamente el «factor checheno».

A juicio de Putin, después del fracaso del mundo unipolar, «Occidente» pretende imponer a otros países sus principios, convirtiendo el planeta en un «cuartel mundial». ¡Uf!

Durante el paroxismo de la guerra fría, el libro predictivo sobre la disolución de la URSS, El imperio resquebrajado: la revuelta de las naciones en la URSS, de la aristócrata francesa Helène Carrère d’Encausse, exhibió la vulnerabilidad de la URSS debida al galopante crecimiento demográfico de su poligámica población musulmana.

Los políticos de Estados Unidos, entre ellos su vicepresidente Joe Biden, vuelven a repetir el «modelo demográfico» del «imperio resquebrajado», ya reducido a la mínima expresión de Rusia, donde existe una relevante minoría musulmana de alrededor de 15% de su población (20 millones del total) asentada en la región Volga/Ural y en el hipersensible Cáucaso norte (Daguestán, Chechenia, etc.).

En China también existe una «minoría» islámica sunnita muy inquieta, ostensiblemente azuzada desde el exterior: los célebres uigures –de origen mongol, conectados con sus congéneres de Asia central y Turquía–, que predominan en la Región Autónoma de Xinjiang y que ascienden a 10 millones (según el censo de 2010).

La superestratégica región de Xinjiang, con una extensión de 1,6 millones de kilómetros cuadrados, encierra grandes yacimientos de petróleo, constituye la mayor región productora de gas natural de toda China y ostenta importantes reservas de uranio.

La conexión comercial de Xinjiang con Kazajstán es de la mayor importancia geoestratégica en medio de Eurasia.
En fechas recientes, los separatistas uigures sunnitas han intensificado sus atentados en el mero corazón de China, en su capital Pekín.

Los separatistas uigures, que buscan derrocar al gobierno chino local, están inspirados por la teología de la yihad global avant la lettre, teología que ahora proclama y reclama el nuevo califato del siglo XXI, con el que muy bien pudieran conectarse.

Cabe entonces que nos preguntemos: ¿Forman parte del «cuartel mundial» de «Occidente» el nuevo califato del siglo XXI y su yihad global contra los BRICS?

Alfredo Jalife-Rahme
Fuente: La Jornada (México)
Re-tomado de: http://www.voltairenet.orgarticle184783.html

Guerre Impérialo-sioniste du Gaz au Moyen-orient

« Sous nos yeux »
Extension de la guerre du gaz au Levant
par Thierry Meyssan

Après trois ans de guerre contre la Syrie, les « Occidentaux » ont délibérément étendu leur offensive à l’Irak, puis à la Palestine. Derrière les apparentes contradictions politiques entre partis religieux et laïques, de solides intérêts économiques expliquent cette stratégie. Au Levant, de nombreux groupes ont changé plusieurs fois de camp, mais les gisements de gaz sont immuables.

Réseau Voltaire | Damas | 21 juillet 2014
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Toute guerre étant entreprise par une coalition, il est naturel qu’elle ait des objectifs multiples, de manière à satisfaire les intérêts propres de chaque membre de la coalition.

De ce point de vue, les combats qui font actuellement rage en Palestine, en Syrie et en Irak ont en commun d’être menés par un bloc formé par les États-Unis contre des peuples qui leur résistent, de poursuivre le plan de remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), et de modifier le marché mondial de l’énergie.
À propos de ce dernier point, deux choses peuvent changer : le tracé des pipe-lines et l’exploitation de nouveaux gisements [1].

La guerre de contrôle des pipe-lines en Irak
Depuis le début de la guerre contre la Syrie, l’Otan tente de couper la ligne Téhéran-Damas (NIORDC, INPC) au profit de couloirs de circulation permettant d’acheminer sur la côte syrienne à la fois le gaz qatari (Exxon-Mobil) et celui d’Arabie saoudite (Aramco) [2].

Un pas décisif a été accompli avec l’offensive en Irak de l’Émirat islamique qui a scindé le pays longitudinalement et séparé d’une part l’Iran et de l’autre part la Syrie, le Liban et la Palestine [3].

Cet objectif visible détermine qui vendra son gaz en Europe et, en conséquence du volume d’approvisionnement, à quel prix il pourra le vendre. Il suffit à expliquer que les trois principaux exportateurs de gaz (la Russie, le Qatar, et l’Iran) soient impliqués dans cette guerre.

La guerre de conquête du gaz syrien
L’Otan a ajouté un second objectif : le contrôle des réserves de gaz du Levant, puis leur exploitation. Si tout le monde sait depuis des décennies que le Sud de la Méditerranée contient de vastes champs gaziers dans les eaux territoriales de l’Égypte, d’Israël, de la Palestine, du Liban, de la Syrie, de la Turquie et de Chypre, seuls des « Occidentaux » savaient depuis 2003 comment ces champs étaient répartis et comment ils se prolongeaient sous le continent.

Ainsi que l’a révélé le professeur Imad Fawzi Shueibi [4], à l’époque, une société norvégienne, Ansis, a mené légalement en Syrie un arpentage du pays, en coopération avec la société nationale des pétroles. Ansis a également travaillé avec une autre société norvégienne, Sagex. Toutes deux ont corrompu un responsable des services secrets, ont secrètement procédé à des recherches en trois dimensions et ont découvert l’incroyable étendue des réserves syriennes. Celles-ci sont plus importantes que celles du Qatar.
Par la suite, Ansis a été racheté par Veritas SSGT, une société franco-états-unienne basée à Londres. Les données ont immédiatement été révélées aux gouvernements français, états-unien, britannique et israélien, qui ont bientôt conclu leur alliance pour détruire la Syrie et voler son gaz.

Après que les États-Unis ont confié, en 2010, à la France et au Royaume-Uni le soin de recoloniser la Syrie, ceux-ci ont formé une coalition sous le nom des « Amis de la Syrie ». Elle convoqua un « Groupe de travail sur la reconstruction économique et le développement » qui se réunit en mai 2012 aux Émirats arabes unis, sous présidence allemande [5]. Une soixantaine de pays se partagèrent alors le gâteau qu’ils n’avaient pas encore conquis. Bien sûr, la plupart des participants ignoraient les découvertes d’Ansis et de la Sagex. Le Conseil national syrien était représenté dans ce groupe de travail par Ossama al-Kadi, ancien responsable à British Gas de l’application des stratégies militaires au marché de l’énergie.

Ce n’est qu’à l’été 2013 que le gouvernement syrien fut informé des découvertes d’Ansis et de la Sogex, comprenant ainsi comment Washington avait réussi à composer la coalition qui tentait de détruire le pays. Depuis, le président Bachar el-Assad a signé des contrats avec des entreprises russes pour leur exploitation future.
Le gaz en Israël, en Palestine et au Liban
De son côté, British Gas explorait les réserves palestiniennes, mais Israël s’opposait à leur exploitation craignant que les royalties ne servent à acheter des armes.

En juillet 2007, le nouvel envoyé spécial du Quartet (Onu, Union européenne, Russie, États-Unis), Tony Blair négocia entre Palestiniens et Israéliens un accord permettant d’exploiter les champs Marine-1 et Marine-2 à Gaza. Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Salam Fayyad, accepta que British Gas verse les royalties dues à l’Autorité palestinienne sur un compte bancaire contrôlé par Londres et Washington de manière à garantir que cet argent soit utilisé au développement économique.
À l’époque, l’ancien chef d’état-major des armées israéliennes, le général Moshe Ya’alon, publiait une retentissante tribune sur le site du Jerusalem Center for Public Affairs dans laquelle il observait que cet accord ne réglait pas le problème, car en définitive, le Hamas toucherait une partie de cet argent tant qu’il serait au pouvoir à Gaza. Il concluait que le seul moyen de s’assurer que cette manne ne financerait pas la Résistance, c’est de lancer « une opération militaire globale pour déraciner le Hamas de Gaza » [6].
En octobre 2010, les choses se sont compliquées encore avec la découverte par Noble Energy Inc. d’un méga-gisement de gaz off shore, le Léviathan, en eaux territoriales israéliennes et libanaises, s’ajoutant à celui découvert par British Gas en 2001, Tamar [7].
Le Liban, à l’instigation du Hezbollah, a immédiatement saisi l’Onu et fait valoir ses droits d’exploitation. Cependant, Israël a commencé à extraire le gaz de ces poches communes sans tenir compte des objections libanaises.

La guerre pour le gaz palestinien
L’actuelle offensive israélienne sur Gaza répond à plusieurs objectifs. En premier lieu, le Mossad a organisé l’annonce de l’enlèvement et de la mort de trois jeunes Israéliens de manière à empêcher la Knesset d’adopter une loi interdisant de libérer des « terroristes » [8]. Puis, le ministre actuel de la Défense, le général Moshe Ya’alon, a utilisé ce prétexte pour lancer une offensive contre le Hamas, en application de son analyse de 2007 [9].

Le nouveau président égyptien, le général Abdel Fattah al-Sissi, a engagé Tony Blair pour le conseiller, sans qu’il démissionne pour autant de ses fonctions de représentant du Quartet [10]. Poursuivant la défense des intérêts de British Gas, il a alors suggéré une « initiative de paix » parfaitement inacceptable pour les Palestiniens, qu’ils ont d’ailleurs refusé tandis qu’Israël l’acceptait. Cette manœuvre vise clairement à donner l’occasion à Tsahal de poursuivre son offensive pour « déraciner le Hamas de Gaza ». Il n’est pas indifférent que Tony Blair ne soit pas rémunéré pour ce travail par l’Égypte, mais par les Émirats arabes unis.

Comme à l’habitude, l’Iran et la Syrie ont soutenu la Résistance palestinienne (Jihad islamique et Hamas). De la sorte, ils ont aussi montré à Tel-Aviv qu’ils ont la capacité de lui faire aussi mal en Palestine qu’il lui fait en Irak par l’entremise de l’Émirat islamique et des Barzani.
Seule la lecture des événements d’un point de vue énergétique permet de les comprendre. Car il n’est politiquement pas de l’intérêt d’Israël de détruire le Hamas qu’il a contribué à créer pour relativiser le Fatah. Ce n’est pas non plus dans l’intérêt de la Syrie de l’aider à résister alors qu’il s’est allié à l’Otan et a envoyé des jihadistes se battre contre le pays. La période du « printemps arabe », qui devait porter au pouvoir les Frères musulmans (dont le Hamas est la branche palestinienne) dans tous les pays arabes, est révolue. En définitive l’impérialisme anglo-saxon est toujours mu par des ambitions économiques qu’il impose au mépris des logiques politiques locales. Le clivage qui structure durablement le monde arabe n’est pas entre partis religieux et laïques, mais entre Résistants et Collaborateurs à l’impérialisme.

Thierry Meyssan
Source: Al-Watan (Syrie)

[1] « La guerre en Syrie : une guerre pour l’énergie ? », par Alexandre Latsa, RIA Novosti/Réseau Voltaire, 18 septembre 2013.
[2] « Jihadisme et industrie pétrolière », par Thierry Meyssan, Al-Watan/Réseau Voltaire, 23 juin 2014.
[3] L’objectif n’est pas nouveau, voir : « Syrie : l’Otan vise le gazoduc » ; « Syrie : la course à l’or noir », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 10 octobre 2012 et 2 avril 2013.
[4] Syrie : 10 ans de résistance, une émission en six épisodes conçue et produite par Thierry Meyssan, Télévision satellitaire syrienne, juin 2014. La version disponible sur le net est accessible au public francophone. Elle est presque entièrement en français ou sous-titrée en français à l’exception des interventions du général Wesley Clark, d’Alfredo Jalife et du général Leonid Ivashov. Par ailleurs, le professeur Shueibi avait déjà donné un aperçu de la question avant d’être informé des découvertes d’Ansis et de la Sagex : « La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient », par Imad Fawzi Shueibi, Réseau Voltaire, 8 mai 2012.
[5] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par German Foreign Policy, Horizons et débats/Réseau Voltaire, 14 juin 2012,
[6] « Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza Threaten Israel’s National Security ? », par le Lt.-Gen. (ret.) Moshe Yaalon, Jerusalem Center for Public Affairs, 19 octobre 2007. « Ya’alon : British Gas natural gas deal in Gaza will finance terror », par Avi Bar-Eli, Haaretz.
[7] « Le bassin du Levant et Israël – une nouvelle donne géopolitique ? », par F. William Engdahl, Réseau Voltaire, 29 mai 2012.
[8] « Le chef du Mossad avait prédit l’enlèvement de trois jeunes Israéliens », par Gerhard Wisnewski, Traduction Hélène, Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.
[9] « IDF’s Gaza assault is to control Palestinian gas, avert Israeli energy crisis », par Nafeez Ahmad, The Guardian, 9 juillet 2014. « Gaza : le gaz dans le viseur », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto/Réseau Voltaire, 17 juillet 2014.
[10] « Le président al-Sissi choisit Tony Blair comme conseiller économique », Réseau Voltaire, 3 juillet 2014.
Guerres généralisées au Moyen orient : dessous des cartes par Thierry Meyssan

Article récent d’information et d’analyse ici (références) en quatre langues : Français, Arabe, Anglais, Español (Castellano) et d’autres langues encore…

« Sous nos yeux »
Extension de la guerre du gaz au Levant
par Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/article184791.html
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حرب اقليمية على الغاز
بقلم تييري ميسان
http://www.voltairenet.org/article184794.html
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« Before our eyes »
Extension of the Gas War to the Levant
by Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/article184806.html
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«Ante nuestra mirada»
Extendiendo la guerra del gas en el Levante
por Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/article184806.html
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